Sport féminin : une journée pour "faire prendre conscience à l'ensemble du monde qu'il est important de s'intéresser à la moitié de la population", souligne la vice-présidente du Comité national olympique

Alors que la journée du 24 janvier est proclamée "journée internationale du sport féminin", Marie-Françoise Potereau ancienne cycliste de haut niveau, vice-présidente du Comité national olympique et sportif français, chargée de la mixité, estime qu'il faudrait parler du sport féminin tous jours de l'année.
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Radio France
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Eugénie Le Sommer au duel, le 21 janvier 2023, lors du match Lyon-Montpellier. (NORBERT GRISAY  / MAXPPP)

Le sport féminin, "il faudrait en parler 365 jours par an", a estimé mardi 24 janvier sur franceinfo Marie-Françoise Potereau ancienne cycliste de haut niveau, vice-présidente du Comité national olympique et sportif français, chargée de la mixité. La journée du 24 janvier est proclamée "Journée internationale du sport féminin". C'est l'occasion, selon elle, "de faire prendre conscience à l'ensemble de la population qu'il existe du sport féminin en général" et "faire rêver des jeunes filles. Elles peuvent aussi demain prétendre faire du sport de haut niveau", assure-t-elle.

franceinfo : Pourquoi célébrer la journée internationale du sport féminin ?

Marie-Françoise Potereau : C'est une manière de dire qu'il n'y a encore pas suffisamment de médiatisation du sport féminin en général puisqu'on stigmatise sur une journée alors qu'il faudrait en parler 365 jours par an. C'est déjà mieux d'en parler au moins une journée et faire prendre conscience à l'ensemble du monde qu'il est important de s'intéresser à la moitié de la population. Puis, c'est l'occasion d'essayer de faire progresser encore cette féminisation du sport qui en a bien besoin puisqu’aujourd'hui, on voit combien les femmes aussi ramènent des médailles et qu'il est important justement de faire rêver de plus jeunes femmes sur ces enjeux de pratiques sportives.

L'année 2023 sera marquée par des événements sportifs majeurs comme la Coupe du monde de football et le Mondial de handball. C'est l'occasion de mettre le sport féminin au centre ?

Tous les grands évènements sont là pour donner de la visibilité au sport féminin. Il est important de continuer à montrer du sport féminin pour faire rêver de jeunes filles et se dire qu'elles peuvent aussi demain prétendre à faire du sport de haut niveau notamment en obtenant des résultats. C'est aussi une manière de faire prendre conscience à l'ensemble de la population qu'il existe du sport féminin en général. Il faut que les parents encouragent leurs jeunes filles à faire du sport aussi. C'est à l'école que tout se joue. Il faut absolument qu'à l'école il y ait un traitement très égalitaire de la pratique sportive. Qu'on soit une petite fille ou un petit garçon, on a le droit de faire du football, on a le droit de faire du rugby, on a le droit de faire un sport de combat. Pour autant, il faut également prendre conscience qu'il y a peut-être une adaptation pédagogique à avoir à ce moment-là. Il faut ouvrir la possibilité à toutes les disciplines sportives.

Il faudrait aussi que les hommes fassent un peu de place dans les fédérations. L'absence des femmes est un problème ?

Oui, c'est un problème. Plus on aura de femmes dans les instances dirigeantes, plus on va prendre conscience du traitement égalitaire des femmes. Plus il y aura de femmes dans les gouvernances, plus nous aurons la possibilité de faire évoluer le sport féminin en général.

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