France-Argentine : brouillon, le XV de France vient à bout de Pumas accrocheurs

En ouverture de sa tournée d’automne, le XV de France s’est imposé dans la douleur (29-20) face aux Pumas, samedi au Stade de France.

Article rédigé par
De notre envoyé spécial - Justine Saint-Sevin
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Peato Mauvaka, entré en jeu en fin de match, a inscrit un essai qui a donné de l'air au XV de France contre l'Argentine, le 6 novembre 2021. (FRANCK FIFE / AFP)

Double-Face. On pourrait croire que c’est au mythique méchant de Batman que l’équipe de France a voulu rendre hommage, ce samedi 6 novembre, au Stade de France, pour son premier match devant son public depuis le début de la crise du Covid-19. Face aux "cousins" argentins, les Bleus se sont imposés (29-20), après une longue bataille pas toujours maîtrisée.

Dans une ambiance longtemps pesante, marquée par quelques bousculades, sous les hurlements des 50 000 spectateurs et une fraîcheur glaçante, les joueurs de Fabien Galthié ont proposé un visage peu reluisant mais combatif, et ont su assurer l'essentiel. 

Des Bleus plombés par l'indiscipline  

Entre l’intimité des murs d’un vestiaire de rugby, quelques secondes avant le coup d’envoi, il est souvent de coutume pour un joueur ou un membre du staff de rappeler l’importance du premier plaquage, celui qui donne le ton d’une rencontre. Le premier, œuvre d’Anthony Jelonch, s’est résumé à un plongeon raté. L’adage n’a pas loupé. Six fois pénalisés en 25 minutes, en retard sur les soutiens, dominés dans les rucks, étouffés par la défense argentine qui empêchait la nouvelle association Jalibert-Ntamack de se roder, les Bleus n’étaient pas dans le tempo. 

Ils ont mis du temps à le trouver. Des étincelles, ici et là, un plaquage de Dupont, un grattage de Jelonch, mais un manque de continuité criant. Bousculé en conquête, le capitaine du soir, Antoine Dupont, a été franchement gêné pour lancer proprement la ligne de trois quarts et permettre à Jalibert et Ntamack d’exposer tout le talent qu’on leur connaît. La faute, peut-être, à un déficit de puissance du huit de devant, mais surtout à des Pumas fidèles à leur réputation : chambreurs, accrocheurs. Mais l’essai marqué par Cubelli (22e), le premier de la rencontre, n’a pas suffi à renverser les Bleus.  

Le premier essai du match est pour l'Argentine. Alors que les Bleus dominent territorialement et au score grâce à deux pénalités de Jaminet, la France se fait surprendre sur un renvoi contré de Matthieu Jalibert.

Première réussie pour Flament, Jaminet précieux

Les entrées consécutives des massifs Romain Taofifenua, Grégory Alldritt devant et Jonathan Danty, autour de la 50e minute, ont amené une plus grande assise défensive, tandis que les Pumas commençaient à lever le pied physiquement. Le deuxième-ligne du Stade Toulousain, Thibaud Flament, en a profité pour claquer un premier essai pour sa première sélection (50e, 16-10), tandis que Peato Mauvaka débloquait lui aussi son compteur en sélection à la 71e minute (26-10).  

Peato Mauvaka permet aux Bleus de prendre de l'avance à neuf minutes de la fin du match ! Le XV de France mène 26-13 face aux Argentins.

Mais cette victoire, les Tricolores la doivent aussi à un ovni débarqué il y a peu : Melvyn Jaminet. C’est grâce à lui que les Bleus étaient au contact à la pause (9-7). Et si son jeu au pied d’occupation n’a pas été aussi efficace qu’en juillet dernier, l’arrière de l’USAP a de nouveau brillé par son rôle de buteur (7/8) et des relances qui ont permis à son équipe d’avancer. Un métronome précieux qui a su châtier les fautes argentines et donner un peu d’air à des Bleus qui en ont longtemps cruellement manqué.

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