Débordements pendant Biarritz-Bayonne : "Pour une fois, je souhaiterais être plutôt du côté positif", tempère la maire de Biarritz

Maider Arosteguy, maire LR de Biarritz, demande sur franceinfo dimanche la "clémence" des autorités après les débordements constatés lors du barrage d'accession en Top 14 de rugby entre Biarritz et Bayonne.

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Radio France
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Maider Arosteguy, maire LR de Biarritz, dans son bureau, le 11 août 2020. (LAPEGUE BERTRAND / MAXPPP)

La victoire de Biarritz à domicile pendant le derby d'accession en Top 14 de rugby entre Biarritz et Bayonne, samedi soir, a donné lieu à une explosion de joie "tellement spontanée qu'on s'est laissé emporter par le bonheur", déclare sur franceinfo Maider Arosteguy, maire LR de Biarritz. Les règles sanitaires ont été bafouées : plus de 5 000 spectateurs dans le stade, un envahissement de terrain, de la vente d'alcool, un défaut de contrôle des pass sanitaires... Alors que le club risque des sanctions à la fois sportives, administratives, financières et judiciaires, la maire appelle sur franceinfo ce dimanche à la "clémence" et "souhaite qu'il n'y ait pas de conséquences trop lourdes sur l'avenir du club".

franceinfo : Êtes-vous d'accord avec le préfet, jugez-vous qu'il faut des sanctions contre les dirigeants du club de Biarritz ?

Maider Arosteguy : J'ai fait de la protection des Biarrots un de mes sujets pricipaux durant le mandat, donc bien évidemment, je ne peux qu'être d'accord avec les propos du préfet, que je me suis toujours appliquée à respecter. Encore hier, nous avions organisé une fan zone et demandé un sacrifice supplémentaire aux commerçants que je remercie et qui ont tous parfaitement respecté cette jauge. Donc, bien évidemment, je ne peux qu'apprécier à leur juste valeur les propos de monsieur le préfet.

Vous regrettez la tournure qu'ont pris les événements ?

C'est très compliqué de vous répondre parce que tout le monde est aujourd'hui dans une euphorie, dans une joie extrême de ce qui s'est passé en positif, un match absolument extraordinaire, une remontée en Top 14 telle qu'on ne l'attendait plus aujourd'hui. J'étais en ville tout à l'heure, au marché, et c'est vrai que les gens ne sont que joie, ne sont que bonheur d'avoir retrouvé le club et l'ambiance. Je pense qu'on était loin de se douter des manquements qui ont pu se produire puisque autour de moi, les gens étaient masqués, il yavait des pass sanitaires obligatoires, on avait fait très attention soit à faire des PCR soit à présenter nos QR codes. Nous étions loin de nous douter que nous étions dans cette situation là. A Biarritz, on a pas vu d'autres débordements de ce type. Et là, c'est vrai qu'il y a eu cette explosion de joie. Les gens sont allés sur le stade. Je pense que ça a été tellement spontané qu'on s'est laissé emporter par le bonheur.

Vous appelez à la clémence des autorités ?

Oui, j'appelle plutôt à la clémence, un rappel à l'ordre envers le club. En tout cas, je souhaite surtout que l'avenir de ce club qu'on a retrouvé ne soit pas obéré, ne soit pas abîmé par ces sanctions. Bien sûr, je comprends la position du préfet et il est dans son rôle, mais je souhaite qu'il n'y ait pas de conséquences trop lourdes sur l'avenir du club.

Le préfet a pointé du doigt un taux d'incidence déjà haut en Pyrénées-Atlantiques, et dit craindre une recrudescence des contaminations après cette soirée. Est-ce une crainte également de votre part ?

Je suis désolé qu'aujourd'hui, ce soit de nouveau ce sentiment de peur et d'insécurité qu'on pointe du doigt. Pour moi aujourd'hui, effectivement, l'État avec le sous-préfet, la Ligue de rugby et le procureur seront dans leur rôle d'appliquer des sanctions, de faire leur travail. Mais je pense qu'il faut aussi mesurer tout ce que cette histoire a pu apporter de joie et de bien-être à une population qui en a besoin aujourd'hui, notamment les jeunes. Pour une fois, je souhaiterais être plutôt du côté positif plutôt que du côté négatif.

Appelez-vous les spectateurs présents au stade hier à se faire tester ?

Bien évidemment. Je souhaiterais que dans moins d'une semaine, il y ait des tests, et j'en parlerai avec monsieur le sous-préfet. Il faut peut-être organiser un point de dépistage pour les personnes qui étaient présentes au match, pour s'assurer qu'il n'y aura pas de nouveau cluster.

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