Rugby : la France perd avec les honneurs contre la Nouvelle Zélande (18-38)

Les All Blacks ont concassé les Bleus en première période, mais ont perdu le fil du match en seconde. Ce qui a permis aux Bleus d'alléger l'addition.

Antoine Dupont protégé par ses partenaires résiste à la défense des All Blacks lors du test-match France-Nouvelle Zélande, le 11 novembre 2017.
Antoine Dupont protégé par ses partenaires résiste à la défense des All Blacks lors du test-match France-Nouvelle Zélande, le 11 novembre 2017. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)
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Pierre GodonFrance Télévisions

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On s'attendait à une piquette, et c'est un bon cru que nous a offert le XV de France face aux All Blacks, samedi 11 novembre au Stade de France. Certes, les Bleus ont perdu, mais une défaite encourageante, avec une seconde période bien maîtrisée. Les Néo-Zélandais menaient 31-5 à la pause, avant que les Bleus, piqués dans leur orgueil, ne réagissent en inscrivant deux essais. Que retenir de cette rencontre ?

Antoine Dupont superstar

C'est LA révélation du match, sans aucune contestation. Le demi de mêlée de Toulouse a réitéré ses très bonnes prestations en club sous le maillot bleu, pour sa quatrième sélection à peine. Au four et au moulin, brillant en attaque, par ses percées et ses orientations de jeu, solide en défense, avec deux sauvetages en position de dernier défenseur, Dupont a crevé l'écran, notamment en première période quand ses quatorze partenaires prenaient l'eau. Une prestation brillante qui appelle confirmation, peut-être face aux Springboks samedi 18 novembre au Stade de France. Souvenez-vous, il y a six mois à peine, c'est Baptiste Serin qui marchait sur l'eau au poste de demi de mêlée. Face aux Blacks, le demi de l'UBB a joué les faire-valoir une poignée de minutes.

Méfions-nous des "défaites encourageantes"

A chaque tournée d'automne, c'est la même chose. Les Français parviennent à exister contre les grosses nations, et on se prend à espérer d'un retour en grâce dans le gotha mondial. En 2012 après une nette victoire face à des Australiens sur les rotules, on se voyait déjà revenus à la table des grands, Philippe Saint-André le premier. Cette fois, les Français ont encaissé près de 40 points face à des All Blacks qui ont arrêté de jouer à la pause. Certes, les Bleus ont gagné la seconde période (13-7) mais la facilité avec laquelle les Blacks ont inscrit le dernier essai, à une poignée de secondes du terme, doit remettre les Français à leur place. 

Une première période inquiétante

La bonne impression née de la seconde période ne doit pas faire oublier une première péroide cataclysmique, où les Français ont pris plus cher (5-31) que lors de la "branlée historique" (les mots sont de Philippe Saint-André) en quarts de finale du Mondial 2015 (13-29). Avec une facilité déconcertante, les Néo-Zélandais réussissaient tous leurs enchaînements à la vitesse de l'éclair, et remontaient le ballon sur le tout le terrain en quelques secondes. "On les a regardés en première période", fustigera Guy Novès à la pause. Chose que n'a jamais réussi à faire le XV de France durant sa bonne période. L'impression d'un fossé entre les deux équipes existe toujours, mais s'est un peu estompée.