Info franceinfo Soupçons de fraude fiscale visant Bernard Laporte : un prêt de cinq millions d’euros au centre de l’enquête

L'enquête a été ouverte en août 2020 après un signalement du service anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, sur un flux de cinq millions d'euros remontant à 2010 et non déclaré aux autorités fiscales.
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Radio France
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Bernard Laporte, le 25 novembre 2020, à Marcoussis. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Alors que Bernard Laporte a été placé mardi en garde à vue pour blanchiment de fraude fiscale aggravé, franceinfo est en mesure d'affirmer mercredi 25 janvier de sources concordantes que l'enquête visant le président en retrait de la Fédération française de rugby se concentre sur un prêt de cinq millions d'euros passé par le compte d'une société détenue avec deux autres anciennes gloires du rugby, Jean-Pierre Rives et Denis Charvet, également placées en garde à vue mardi.

Selon les informations de franceinfo, l'enquête ouverte en août 2020 par le Parquet national financier fait effectivement suite à un signalement du service anti-blanchiment de Bercy, Tracfin, sur un flux de cinq millions d'euros remontant à 2010 et non déclaré aux autorités fiscales. Cette somme est arrivée sur les comptes de la société "CLR Holding", baptisée des initiales des trois associés. Bernard Laporte en est le président, Denis Charvet et Jean-Pierre Rives en sont les directeurs généraux.

Des soupçons de fraude fiscale


Les enquêteurs cherchent donc à déterminer la trajectoire de cette somme, venue d’un proche d’un des trois associés. La justice soupçonne que sous couvert de prêt, non fiscalisable, ces cinq millions d'euros aient en réalité été une donation, pour échapper à l’impôt. L’enquête tente également de comprendre comment cet argent a pu par la suite être investi par CLR Holding.

Jean-Pierre Rives et Denis Charvet ont donc également été placés en garde à vue mardi dans ce dossier, a appris ce mercredi franceinfo de source proche du dossier, confirmant une information de Rugbyrama. Comme Bernard Laporte, ils sont ressortis libres après leur audition par les enquêteurs du service d'enquête judiciaire des finances (SEJF), sans poursuite à ce stade.

"Il est établi que Bernard Laporte n'a perçu aucune somme et ne se trouve impliqué qu'en qualité d'associé", a déclaré mardi soir l’un des avocats de Bernard Laporte dans un communiqué, précisant qu’il s’agissait "d’un dossier privé" qui ne concernait en rien la fédération française de rugby.

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