Champions Cup : la Rochelle et le Racing victorieux, Toulouse et le Stade Français chutent en Angleterre... Ce qu’il faut retenir des premiers matchs de la 3e journée

Les joueurs de Laurent Travers l'ont emporté (25-10) samedi au Swansea Stadium, tandis que les Rochelais se sont imposés à domicile (39-21) contre Bath.

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Le trois-quart centre rochelais, Jonathan Danty, contre Bath, le 15 janvier 2022. (XAVIER LEOTY / AFP)

La troisième journée de Champions Cup a débuté vendredi par une défaite castraise face au Munster. Depuis, les fortunes sont diverses pour les clubs français. Retour sur les premiers matchs de l'avant-dernière journée de la phase de poules.

Festival d'essais de la Rochelle face à Bath

Les Maritimes ont réussi l’exploit de briller malgré le brouillard épais qui obligeait quiconque à plisser les yeux pour distinguer les acteurs de ce match. Plombés par leur inconstance depuis le début de la saison, les joueurs de Ronan O'Gara (sixièmes du Top 14) ont - presque - parfaitement manoeuvré dans leur duel face aux derniers de Premiership. Grâce à la patte de Popelin (6/7 face aux perches), appliqué à châtier les fautes de Bath en aggravant le score, La Rochelle a rapidement pu se libérer pour prendre le large et décrocher sa deuxième victoire européenne après celle conquise face à Glasgow.

Les coéquipiers du troisième-ligne centre international Grégory Alldritt ont évité l’écueil des précédents matchs : gâcher des occasions malgré une bonne entame et être envahis par le doute. En s’appuyant sur une grosse solidité défensive, les Rochelais ont profité des jambes du trois-quart centre international Jonathan Danty et de la puissance du deuxième ligne Rémi Picquette, auteur d'un doublé, pour  marquer 20 points en 24 minutes. S’ils se sont relâchés à l’heure de jeu (3 essais encaissés), les Rochelais ont tout de même glané un bonus offensif (5 essais) qui pourrait faire la différence dans la course aux huitièmes de finale.

Le Racing 92 toujours invaincu et qualifié

Il aura fallu attendre une étincelle de Teddy Thomas. D’un petit coup de pied à suivre, l’ailier international a envoyé Juan Imhoff aplatir le ballon dans l'en-but pour permettre à son équipe de se remettre la tête à l’endroit (34e, 8-10). Car le Racing 92, habituellement si flamboyant en Coupe d'Europe, a longtemps manqué de précision pour valider sa domination. Cet essai de l’ailier argentin a permis aux Franciliens de rester dans le coup malgré une première période poussive. Ils ont ensuite déroulé pour s’imposer (25-10), samedi 15 janvier, et s'offrir la place de premier club français qualifié pour les huitièmes de finale de Champions Cup.

Reçu 3 sur 3 ! Le Racing 92 a remporté son troisième match de Champions Cup, face aux Ospreys, 25-10. Accroché en première période, le club français a déroulé en seconde période avec un total de trois essais inscrits. Retrouvez les meilleurs moments du match.

Les Ospreys, longtemps valeureux et efficaces, ont fini par plier sous les assauts des hommes de Laurent Travers. Désarçonnés par la créativité et les appuis de Gaël Fickou, Kurtley Beale ou encore Finn Russell, les Gallois ont été étouffés par la densité physique des entrants - Camille Chat et Cedate Gomes Sa se sont particulièrement illustrés - tandis que le jeune Antoine Gibert, à la mêlée, ne laissait aucun répit à ses adversaires grâce à un jeu au pied d’occupation précis. S’il loupe le bonus offensif d’un essai, le Racing 92 a assuré l’essentiel en consolidant sa place de leader de la poule A.

Les faux-pas de Toulouse et du Stade Français en Angleterre

Le Stade Toulousain s’est sabordé à Coventry. Dans l’antre des Wasps, les coéquipiers de Romain Ntamack - capitaine en l’absence d’Antoine Dupont - ont proposé une piètre copie. Maladroit (19 ballons perdus), trop pénalisé (11 fautes et un carton jaune contre Jelonch), en retard au soutien, le champion d’Europe est logiquement tombé (30-22) face à des Anglais qui n’ont jamais rien lâché.

Il n’y a pas beaucoup de positif à retirer. L’énergie était du côté des Wasps. Il y a des choses qui m’ont dérangé cet après-midi. J'ai vu un état d'esprit porté sur le jeu, c'était évident, mais pour autant, à chaque décision arbitrale, tout le monde levait les bras... et ça, ce n'est pas nous. On va donc se reconcentrer sur l'essentiel et remettre les choses dans l’ordre.

Ugo Mola, entraîneur du Stade Toulousain

en conférence de presse

Privé du bonus défensif en fin de match, Toulouse devra montrer un tout autre visage contre Cardiff pour être à la hauteur de ses ambitions et décrocher une place dans les quatre premiers de sa poule.

De son côté, le Stade Français s'est incliné sur la pelouse de Bristol (28-17) après avoir encaissé quatre essais, et voit la qualification s'éloigner. Le centre Piers O'Connor s'est offert un doublé pour les Anglais (24e, 60e). Antoine Burban a réduit l'écart avec un essai (66e), transformé par Nicolas Sanchez. Avec deux défaites et un match nul forcé par le Covid-19, le Stade Français est en mauvaise posture avant la dernière journée de la phase de poules.

Castres encore à deux doigts de l’exploit

Après trois défaites en autant de matchs, la campagne européenne des Castrais devrait s’arrêter le week-end prochain. Néanmoins, en accrochant les Harlequins, puis l’ogre européen qu’est le Munster par deux fois, alors qu’on leur promettait l’enfer, les Tarnais ont sûrement plus gagné que perdu. Vendredi soir, les joueurs de Pierre-Henry Broncan ont été séduisants et ont cru tenir l’exploit jusqu’à la 78e minute. Un essai en force de Gavin Coombes est venu leur ravir la victoire (16-13).

Des performances, à chaque fois obtenues avec une équipe version coupe d’Europe - entendre profondément remaniée -, qui seront malgré les défaites, précieuses pour le reste de la saison du CO. Le groupe tentera de finir en beauté chez les Harlequins à Twickenham lors de l’ultime journée de la phase de poules.

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