Castres-Munster : les valeureux Castrais renversés sur le fil par le club irlandais en Champions Cup

Les joueurs de Pierre-Henry Broncan se sont inclinés (13-16) à domicile contre le Munster, vendredi.

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France Télévisions
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Le centre castrais, Antoine Zeghdar, contre les Irlandais du Munster, le 14 janvier 2022. (FRED SCHEIBER / AFP)

Ils sont passés à deux petites minutes de l'exploit. On pouvait se dire qu’en proposant une équipe toujours profondément remaniée et emmenée par de rares cadres en Coupe d’Europe - Combezou et Botica vendredi soir -, le Castres Olympique ne se montrait pas très ambitieux dans cette compétition. Et que cela était bien dommage au vu des deux premières copies rendues jusqu'à présent contre les cadors des Harlequins et du Munster. La frustration est d'autant plus grande vendredi 14 janvier car après avoir tenu une nouvelle fois la dragée haute au Munster, les Tarnais sont tombés (13-16) au bout du suspense et voient une potentielle qualification s'éloigner.

Une défense étouffante et des intentions de jeu

Dans des conditions difficiles, sur un terrain quasi gelé, l’heure n’était pas aux grandes envolées. Bonnets vissés sur les oreilles, doudounes dodues sur les épaules en tribunes et sur le dos des coachs, les joueurs étaient eux habillés d’une épaisse brume signe de l’atmosphère glaciale qui a enveloppé cet affrontement. Malgré les nombreux coups de pattes qui ont rythmé l’entame de match en réponse à ces conditions et les quelques en-avants concédés par des mains engourdies, ce sont bien les Castrais - pourtant habitués à proposer un jeu plus minimaliste - qui ont marqué les esprits en tentant d’emballer la rencontre face à l’ogre européen irlandais.

Certes, les actions ont été décousues et les Tarnais ne menaient que 7-3 à la mi-temps, mais agressifs en défense, ils ne se sont pas contentés d’envoyer leurs avants au charbon. En exemple, une pénalité jouée à la main à 5 mètres de l’en-but adverse plutôt qu’une tentative de prendre des points face aux poteaux, une relance dans les 5 mètres de l’arrière Larregain, bourreau de quatre défenseurs, ou encore les percées fracassantes de l’ailier Nakosi (38e). Un engagement justement récompensé par l’essai de Larregain sur un passe au pied de Botica (28e).

Le pragmatisme irlandais

De son côté, la machine irlandaise secouée à l’image de son jeune ouvreur Crowley (22 ans), rudement plaqué - mais dans les règles - à deux reprises par les défenseurs castrais, qui a ouvert le score avant de commencer à couiner. La roublardise de Kockott, les ballons volés en touche de Pieterse ont longtemps maintenu sous pression le Munster. Mais les Castrais ne sont pas parvenus à se mettre à l’abri, ce que regrettait le trois-quart centre Thomas Combezou à la fin de la rencontre.

Sur les dernières mêlées, on doit produire un autre rugby, réussir à concrétiser, essayer d’aller chercher un essai, c’est dommage. On était bien présent durant 78 minutes, mais les grandes équipes ne lâchent pas et on l’a payé cher ce soir.

Thomas Combezou, trois-quart centre du CO

au micro de BeIN Sports à la fin de la rencontre

Débordant parfois un peu trop de générosité en défense, les coéquipiers de Benjamin Botica ont offert quelques pénalités au sol que Crowley n’a pas manqué de concrétiser (3/3). Le numéro 8 du Munster, Coombes est allé planter un essai en force en s’étalant de ses deux mètres pour assommer de valeureux Castrais à un souffle du terme, rappelant ainsi le réalisme des grandes équipes. Avec trois défaites en autant de rencontres et trois bonus défensifs, les Tarnais ne sont pas mathématiquement éliminés. Néanmoins, leur destin leur a définitivement filé entre les doigts.

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