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Pour Carl Frampton, la crise du coronavirus pourrait mettre la boxe au tapis pour longtemps

Interrogé samedi par un média britannique, le boxeur nord-irlandais Carl Frampton, ancien champion WBA-IBF des super-coq et WBA des plumes, a estimé que la crise liée à la pandémie de coronavirus pourrait avoir un impact conséquent sur le monde de la boxe. Pour Frampton, "des mois, peut-être des années" seront nécessaires pour que le monde de la boxe ne redevienne ce qu'il était avant le début de la crise.
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France Télévisions
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 (ETHAN MILLER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

La crise économique que va engendrer la longue période de confinement due à l'épidémie de coronavirus va mettre KO la boxe pendant longtemps, a estimé samedi l'ancien champion du monde britannique Carl Frampton. "Cela pourrait prendre un long moment avant (que la boxe) ne s'en relève", a déclaré le boxeur nord-irlandais, âgé de 33 ans, sur BBC Radio Five Live.

"Je parle de mois, peut-être d'années avant de voir la boxe revenir à ce qu'elle était avant (la crise du coronavirus)", a estimé l'ancien champion WBA-IBF des super-coq et WBA des plumes. "En ce qui me concerne, la plupart de l'argent et des bourses que j'ai touchés proviennent des droits TV, mais il y a des gars qui combattent dans des soirées non retransmises à la télé, dont les organisateurs ont besoin de vendre des billets pour qu'ils puissent vivre", a rappelé Frampton.

Baisser les prix des billets, la solution ?

"Si les gens ont peur des grands rassemblements et que ces gars-là ne vont pas pouvoir vendre leurs billets, ou si les gens n'ont pas les moyens de les acheter parce qu'ils ont perdu leur emploi (...) je pense que ça va changer la donne", a-t-il souligné. Frampton s'est déclaré favorable à la suggestion du célèbre promoteur américain Bob Arum, de baisser le prix des billets pour les soirées de boxe afin d'encourager les fans à revenir autour des rings.

"Je suis ravi qu'un promoteur ait été capable de dire ça. Le prix des billets au Royaume-Uni est astronomique comparé à ceux pratiqués aux États-Unis ! Et c'est une solution à laquelle nous devons songer", a-t-il noté. Avant l'épidémie de coronavirus, Frampton avait prévu de défier en juin le tenant du titre, l'Américain Jamel Herring, pour la ceinture WBO des super-plumes, mais tout a été remis en question depuis.

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