Pass vaccinal : sportifs amateurs, professionnels, français ou étrangers... Comment la nouvelle loi va changer la donne

Si la grande majorité des sportifs professionnels est aujourd'hui vaccinée, les derniers récalcitrants se retrouvent au pied du mur.

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Le court Simone-Mathieu du stade Roland-Garros, désert, le 21 mars 2019. (JEAN-PIERRE BLIMO / FRANCEINFO)

C'est une nouvelle étape dans la lutte contre l'épidémie mondiale de Covid-19. Le Parlement a définitivement adopté, dimanche 16 janvier, le projet de loi instaurant le pass vaccinal, alors que la France fait face à une cinquième vague. 

"Quand la loi sera promulguée, le pass vaccinal entrera en vigueur en lieu et place du pass sanitaire", a expliqué le ministère de Sports à franceinfo sport. Ainsi, tous athlètes, professionnels ou non, de plus de 16 ans, devront présenter un pass vaccinal valide ou, dans certains cas, un certificat de rétablissement à la suite d'une contamination au Covid-19, pour pouvoir s'entraîner dans des établissements recevant du public (salles de sport, stades, gymnases, etc.) et participer à des compétitions. Les mineurs de 12 à 15 ans resteront quant à eux soumis à l'obligation de présenter l'actuel pass sanitaire. La date précise de l'entrée en vigueur du pass vaccinal n'a pas encore été annoncée. 

"Il n'y aura pas d'exemption"

La mesure s'applique pour tous les sports, qu'ils se pratiquent en intérieur et en extérieur. "Une personne qui souhaite jouer au foot dans l'espace public n'a pas besoin de pass vaccinal, précise le ministère. En revanche, si elle veut jouer dans un stade, il lui faudra le pass vaccinal". Comme pour le pass sanitaire, les clubs devront vérifier la validité du pass vaccinal. 

Qu'en est-il pour les sportifs étrangers ? Le mot d'ordre est le même. Tout sportif venant de l'étranger devra être vacciné pour concourir en France. "Il n'y aura pas d'exemption. Les sportifs étrangers non vaccinés ne pourront pas participer à des compétitions en France, jusqu'à nouvel ordre", affirme ainsi à franceinfo sport le ministère des Sports.

"La situation sanitaire peut changer"

Une tentative de contourner ces nouvelles règles avait pourtant été évoquée par la Fédération française de tennis dimanche. Elle a annoncé travailler sur l'accueil "des sportifs étrangers non vaccinés" en vue du prochain tournoi de Roland-Garros, en mai. Le ministère ferme pour l'heure la porte tout en soulignant que, "d'ici le mois de mai, la situation sanitaire peut changer. On espère tous qu'elle se sera assouplie. La vérité du protocole sanitaire d'aujourd'hui n'est pas celle de mai. Mais dans l'état actuel des choses, cette règle s'appliquera à tous."

Si la grande majorité des sportifs professionnels est aujourd'hui vaccinée, les derniers récalcitrants se retrouvent au pied du mur. Il leur sera impossible de s'entraîner dans des structures recevant du public et de prendre part aux compétitions. Avant même que le projet de loi ne soit adopté, le joueur de tennis Pierre-Hugues Herbert, qui a affiché son refus de se faire vacciner contre le Covid-19, a reconnu que "l'étape suivante" pourrait être "de potentiellement ne plus jouer au tennis". "J'espère ne jamais en arriver là", a-t-il ajouté.

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