Les Français se hisseront-ils sur le toit de l'Europe ? A Budapest, Célia Barrot, Aurélie Muller et Bertrand Venturi tenteront de donner le ton lors des épreuves d'eau libre, qui ouvrent le bal de l'Euro. Et les nageurs sont déjà bien en verve. Après avoir disputé il y a deux semaines les Championnats du monde de la discipline à Roberval (Canada), les Français ambitionnent de se hisser sur le podium. Les chances de triomphe tricolore reposent notamment sur la jeune Célia Barrot qui, à 20 ans, a décroché le bronze sur 25 km lors des Mondiaux. "Célia reste notre plus grande chance de médaille", explique Marc Lazzaro, adjoint à la DTN. Avant d'ajouter: "On a aussi une chance au 5 km par équipes. Après, il faut concrétiser en prenant en compte tout un aspect tactique". Le 10 km dames et messieurs réserveront quant à eux de belles joutes avec, en perspective, un duel de titan entre l'Allemand Thomas Lurz, sextuple champion du monde sur 5 km, concurrencé de très près par l'Italien Valerio Cleri, champion olympique et champion du monde en titre.En natation synchronisée, discipline largement dominée par les Russes, les Françaises tenteront de mettre à mal dans l'épreuve par équipes les Ukrainiennes, leur plus proches rivales dans la hiérarchie mondiale. Ce sera également l'occasion de voir à l'uvre un nouveau duo composé d'Apolline Dreyfuss et Chloé Willhelm.Les coéquipiers de Frédérick Bousquet, entreront en lice lundi prochain. Alain Bernard, recordman d'Europe sur 100 m nage libre (47"12), espère conserver son statut de leader tandis que Yannick Agnel, champion hégémonique en catégorie juniors et champion de France 2010 sur 200 m, plongera dans le grand bain européen et tentera de faire valoir son surnom de "nouvel astre des bassins". Par Rayan Ouamara