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Menacée d'exclusion, la lutte reste une discipline olympique

Les membres du Comité international olympique ont décidé de repêcher ce sport qui figurait déjà au menu des jeux antiques, plutôt que d'introduire le softball et le baseball ou le squash.

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France Télévisions
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Le lutteur turc Ramazan Sahin affronte le Kazakh Akzhurek Tanatarov,le 12 août 2012 aux JO de Londres. (MARWAN NAAMANI / AFP)

La lutte se savait en sursis aux Jeux olympiques. Des Etats-Unis à la Turquie, la communauté des lutteurs s'est mobilisée pour sauver ce sport. Avec succès. Les membres du Comité international olympique (CIO), réunis à Buenos Aires (Argentine) ont décidé, dimanche 8 septembre, que ce sport de combat ancestral, qui figurait déjà au menu des jeux antiques, serait maintenu au programme olympique.

Après avoir désigné Tokyo ville organisatrice des JO 2020, samedi, la centaine de membres du CIO a décidé de repêcher cette discipline, plutôt que de ressusciter en duo le softball et le baseball, qui proposaient une candidature combinée, ou de faire entrer le squash. Selon le site spécialisé Insidethegames, la lutte a recueilli 49 voix, contre 24 pour le softball et le baseball et 22 pour le squash.

Des champions menaçaient de rendre leurs médailles

La lutte avait été exclue du pré-programme par la commission exécutive du CIO en février. Elle avait depuis reçu un large soutien allant des simples amateurs au président russe Vladimir Poutine. Des champions olympiques ont menacé de renvoyer leurs médailles, des pétitions ont été signées dans toutes les langues, et des lutteurs iraniens, américains et russes ont même joint leurs forces sur le tapis dans la mythique gare de Grand Central à New York. La Fédération internationale (FILA) elle-même a changé rapidement de président avant de s'atteler en un tour de main à de nouvelles mesures pour rendre les combats plus attrayants.

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