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JO 2016 : les footballeuses américaines ont entendu des insultes homophobes pendant leur premier match

Il s'agirait de slogans de supporters classiques dans les clubs de football masculins au Brésil. Les joueuses n'ont pas apprécié.

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France Télévisions
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Les joueuses américaines célèbrent leur victoire face à la Nouvelle-Zélande (2-0), le 03 août 2016 à Belo Horizonte. (GUSTAVO ANDRADE / AFP)

Mercredi dernier les footballeuses américaines, futures adversaires des Bleues, faisaient leur entrée en beauté dans le tournoi olympique avec une victoire contre la Nouvelle-Zélande (2-0). Mais ce qui a surtout marqué les joueuses, c'est l'attitude de la foule dans le stade de Belo Horizonte.

L'ambiance était pourtant bon enfant au départ. La gardienne américaine, qui avait un peu trop exprimé sa peur du virus Zika, voyait tous ses dégagements salués par des cris"Zika ! Zika !"

Et puis c'est devenu moins drôle. Trois footballeuses américaines ont rapporté jeudi qu'on leur avait signalé des insultes homophobes venant des tribunes. Ces insultes anti-gays seraient régulièrement utilisées dans les clubs de football masculins. "Je trouve ça personnellement blessant", s'est désolée la milieu de terrain Megan Rapinoe, ouvertement homosexuelle, citée par le Los Angeles Times (en anglais), "il y a une mentalité de foule qui prend un peu le dessus".

Des insultes homophobes à Sao Paulo également

De tels incidents se sont également produits à Sao Paulo où les Australiennes et les Canadiennes jouaient leur premier match. Selon le Sydney Herald, les gardiennes Lydia Williams et Stephanie Labbé ont également été visées par des cris homophobes. Toujours selon le journal australien, les journalistes brésiliens présents sur place disent que les insultes n'étaient pas adressées directement aux gardiennes. Ce serait plutôt une mauvaise habitude prise pendant la coupe du monde de football 2014.

"Je ne pense pas que la plupart ces supporters m'auraient dit ça directement en face, je ne pense pas qu'ils pensaient réellement ce qu'ils disaient", a poursuivi la footballeuse américaine Megan Rapinoe, "mais ils doivent comprendre comment c'est perçu. Quel message cela envoie-t-il à un joueur qui peine à faire son coming out ?"

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