Handball : PSG favori, Nantes et Montpellier en embuscade, des champions olympiques sur le parquet... Ce qu'il faut savoir sur la reprise de la Liqui Moly Starligue

La saison de Liqui Moly Starligue débute vendredi avec la rencontre entre le Paris Saint-Germain et Istres. 

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Les joueurs du PSG Luka Karabatic (à gauche) et Vincent Gérard. (STEPHANE ALLAMAN / DPPI via AFP)

Après un été fabuleux pour le handball français crédité de deux titres olympiques chez les femmes et les hommes, le championnat reprend ses droits. Deux jours après la Ligue Butagaz Energie (première division féminine) qui a repris mercredi 8 septembre, c'est au tour de la Liqui Moly Starligue (nouveau nom de la première division masculine) de débuter, vendredi 10 septembre, par la rencontre PSG-Istres (20 heures). Voici ce qu'il faut savoir sur la saison 2021-2022.

Le PSG favori incontestable

Avec sept titres de champion de France consécutifs, le Paris Saint-Germain règne en maître sur le championnat. Depuis le sacre de Dunkerque en 2014, personne n'arrive à faire chuter la Capitale de son piédestal. Pour affirmer sa domination sur le reste de la meute, le club s'est permis le luxe de battre un record l'année dernière, malgré l'absence longue durée de Nikola Karabatic (victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit), en réalisant le meilleur départ de l'histoire du championnat grâce à 22 victoires de rang. Au final, les Parisiens n'ont concédé qu'un nul et une défaite en 29 matchs (une rencontre a été annulée).

Seule ombre au tableau, une nouvelle élimination en demi-finales de Ligue des champions par Aalborg (35-33). La C1 résiste encore et toujours au PSG qui a atteint seulement une fois la finale, en 2017 (24-23 contre Vardar Skopje).

Cette saison, l'effectif reste quasiment inchangé (Dylan Nahi et Viran Morros partent, Sadou N'Tanzi revient de prêt) mais de nombreux joueurs auront à coeur de finir leur aventure parisienne sur une bonne note. Mikkel Hansen (Aalborg), Nedim Remili (Kielce) et Vincent Gérard (Saint-Raphaël) s'envoleront vers une nouvelle destination en 2022. Nikola Karabtic, dont l'engagement avec le club arrive à échéance l'été prochain, est en discussion pour une prolongation de contrat.

Nantes, Montpellier pour rivaux

Derrière le mastodonte parisien et ses 17,8 millions d'euros de budget (18,9 millions d'euros la saison passée), Nantes et Montpellier ne jouent pas dans la même cour avec un budget similaire d'environ 7,8 millions d'euros. Pour tenter de créer l'exploit comme avaient su le faire les Nordistes de Dunkerque en 2014, Nantais et Montpelliérains n'auront pas le droit à l'erreur. "Le paradoxe, c'est qu'on n'a jamais eu un championnat aussi homogène et relevé, et malgré tout le PSG truste les titres depuis pas mal d'années, constate Patrice Canayer, le manager montpelliérain. On se mange la tête entre nous et pendant ce temps, Paris gagne les titres. J'espère qu'on sera capable de maintenir un maximum de suspense et de briser cette hégémonie de Paris."

Opposé à Saint-Raphaël en ouverture (dimanche, 17 heures), Montpellier, détenteur du record de titres (14 dont le dernier en 2012) retrouve par ailleurs la Ligue des champions cette saison. Une compétition qu'ils ont remportée à deux reprises (2003 et 2018) mais qui devrait également puiser dans les organismes. Avec seulement deux places attribuées à la France en C1, le club héraultais et Nantes, engagé en Ligue européenne (C2), se disputeront vraisemblablement la dernière place disponible en Ligue des champions derrière le PSG. La lutte pour la deuxième place pourrait alors être plus intense que celle pour le titre.

9 champions olympiques dans le championnat

Un peu plus d'un mois après le troisième sacre olympique de l'équipe de France masculine acquis à Tokyo, les supporters français pourront admirer neuf récents champions olympiques sur les parquets de la Liqui Moly Starligue.

Le PSG comptabilise logiquement le plus gros contingent de médaillés d'or olympiques avec les frères Karabatic (Nikola et Luka) mais aussi les deux gardiens Yann Genty et Vincent Gérard. Le premier a pris sa retraite internationale juste après les Jeux alors que le second joue sa dernière saison avec le PSG, tout comme le cinquième et dernier parisien couronné au Japon : Nedim Remili. Ils sont ensuite deux à Montpellier (Valentin Porte et Hugo Descat), un à Aix-en-Provence (Romain Lagarde) et un à Nîmes (Michaël Guigou, qui a pris sa retraite internationale après les JO).

Les recrues majeurs de l'été

Romain Lagarde est l'une des recrues phares de l'été dans le championnat de France. L'arrière gauche ou demi-centre des Bleus, âgé de 24 ans, a signé pour trois ans à Aix-en-Provence. Il y retrouvera Thierry Anti, l'entraîneur de ses débuts en professionnels avec Nantes, qu'il avait quitté en 2019 pour le club allemand du Rhein-Neckar-Löwen.

Pour pallier le départ de son prodige Melvyn Richardson (Barcelone) et du pivot portugais Alexis Borges (Benfica), Montpellier a jeté son dévolu sur l'expérimenté Marko Panic et le jeune Veron Nacinovic (21 ans), auxquels il faudra ajouter l'Islandais Olafur Gundmundsson, médaillé de bronze aux championnats d'Europe 2010.

A Nantes, un pivot espagnol en remplace un autre. Ruben Marchan succède à Adria Figueras, présent aux Jeux avec la sélection, qui prend la direction de Chartres. L'international russe Alexsander Shkurinskiy arrive également en Loire-Atlantique mais devra patienter avant de fouler les parquets puisqu'il s'est rompu les ligaments croisés du genou droit au mois d'avril.

Enfin,  Limoges, promu la saison passée, enregistre la signature pour trois ans du Slovène Jure Dolenec (32 ans) en provenance de Barcelone. Avec le club catalan, l'arrière droit a remporté la Ligue des champions 2021, il avait aussi été médaillé de bronze aux Mondiaux 2017 avec la sélection slovène. Il retrouve le championnat de France après avoir passé quatre ans à Montpellier de 2013 à 2017.

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