Handball : les Bleues s'inclinent en finale du Mondial face à la Norvège après une seconde période cauchemardesque

Les joueuses d’Olivier Krumbholz se sont inclinées (22-29) contre les Norvégiennes, dimanche.

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France Télévisions
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Tête basse, Béatrice Edwige et l'équipe deFrance ont dû baisser pavillon et s'avouer vaincues contre les Norvégiennes, sacrées championnes du monde le 19 décembre à Granollers, en Espagne. (PAU BARRENA / AFP)

Les joutes entre les championnes olympiques en titre et les championnes d’Europe promettaient d’être aussi étouffantes que délicieuses. L’affiche n’a pas déçu.
Ce sont finalement les Norvégiennes, en bronze à Tokyo, qui ont décroché le titre mondial en l’emportant (22-29) face aux Françaises en finale des championnats du monde de handball, dimanche 19 décembre.

Malgré une première mi-temps où elles ont été irrésistibles (elles ont eu jusqu’à six buts d’avance), les Bleues ont subi la furia norvégienne et les arrêts décisifs de Silje Solberg dans les cages en deuxième période (50% d'arrêts sur le match).

Tout avait pourtant formidablement commencé pour les Bleues. A l’image de l’arrière Estelle Nze Minko (2/3), les cadres qui avaient manqué leur entame en demi-finale contre le Danemark, ont parfaitement lancé les Bleues. En s’appuyant sur une grosse défense, en claquant plusieurs tirs de loin, en servant merveilleusement bien leur pivot Pauletta Foppa (3/4), en concrétisant leurs jets de sept mètres par l’intermédiaire d’Allison Pineau (4/5) et en limitant leurs pertes de balle, les joueuses d’Olivier Krumbholz avaient gommé tout ce qui pouvait les séparer d’un sacre mondial.

La fin de première période comme tournant

Elles avaient même réussi à museler la star du handball norvégien, Nora Mork (2/6 à la mi-temps, 5/10 en tout). Les chiffres content, eux-aussi, les merveilleuses premières 25 minutes de cette rencontre avec un 80% de réussite contre 50% pour les Norvégiennes. Une performance à laquelle la portière des Bleues, Laura Glauser, et ses six arrêts en première période n’est pas étrangère. Puis, la machine a déraillé avant d’exploser.

Il y a eu deux périodes, une où l’équipe de France est très bonne. Le tournant, c’est cette mauvaise fin de première mi-temps. On prend un mauvais changement, elles aussi. On loupe l’occasion d’alourdir le score. Ensuite, on loupe trop de choses. On commence la deuxième mi-temps en sous-nombre et on prend des buts, ça nous a fait mal.

Olivier Krumbholz, sélectionneur de l’équipe de France

au micro de BeIn

Le festival de la doublette Reistad-Solberg

A la mi-temps, les Tricolores menaient 16-12. Il a fallu deux petites minutes aux Norvégiennes pour revenir à égalité. La furia était lancée. Tandis que les Bleues multipliaient des pertes de balle (19 en tout), trop récurrentes dans cette compétition, deux monstres prenaient feu. Dans les cages, Silje Solberg bloquait huit tirs, sur le terrain l’arrière polyvalente Henny Reistad (6/9) plantait sept buts en six minutes. En face, les Bleues restaient muettes pendant près de neuf minutes.

Cette fois encore, la marche était trop haute pour des Bleues probablement éreintées par leur saison à rallonge, et des oppositions très fortes dans leur parcours dans ce Mondial, au contraire des Norvégiennes. Comme lors de la finale des championnats d’Europe 2020, elles doivent se contenter du métal argenté face à la Norvège. "Il y avait beaucoup de jeunes joueuses qui jouaient leur première finale. L’important c’est qu’elles apprennent", concluait le sélectionneur des Bleues au micro de BeIn.

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