Génération 98 : la ferveur monte à l'approche de la finale

Vingt ans après l'exploit, franceinfo revient sur l'épopée de l'équipe de France lors de la Coupe du monde 98. À l'approche de la finale, les joueurs restent concentrés tandis que le pays entre en ébullition.

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"Si on te dit avant la Coupe du monde que la finale sera France-Brésil, personne n'y croit, mais c'est le rêve." Comme le dit Bixente Lizarazu, la France nage en plein rêve au lendemain de la victoire en demi-finale du Mondial 1998 face à la Croatie (2-1). Mais pour les joueurs, il s'agit surtout de rester concentré. "Je me rappelle d'une discussion entre défenseurs où on parle de Ronaldo, se souvient Bixente Lizarazu. À l'arrivée, la discussion c'est : 'il est imprenable Ronaldo'", se souvient encore le joueur.

"Jamais on va y être !"

Quand le jour de la finale arrive, l'engouement est phénoménal. Zinédine Zidane raconte : "La quantité de motos derrière le bus, c'était impressionnant". Henri Émile, intendant de l'équipe de France à l'époque, se souvient, lui aussi, de cet enthousiasme : "On a mis à peu près 20 minutes pour quitter le château. Aimé me regarde et me dit 'on n'a pas prévu assez de temps, jamais on va y être !'."

Aimé Jacquet lors du quart de finale de Coupe du monde entre la France et l\'Italie, le 3 juillet 1998.
Aimé Jacquet lors du quart de finale de Coupe du monde entre la France et l'Italie, le 3 juillet 1998. (OLIVIER LEJEUNE / MAXPPP TEAMSHOOT)