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Vidéo Brésil : à trois semaines du Mondial, une grève provoque le chaos à Sao Paulo

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France Télévisions

Une grève des chauffeurs de bus a paralysé la ville, provoquant la fureur des habitants et l'inquiétude des politiques, dans la ville où doit s'ouvrir la Coupe du monde le 12 juin.

Quelque 2,5 millions de personnes ont été touchées, mercredi 21 mai, par la grève des chauffeurs de bus qui a occasionné un énorme chaos logistique à Sao Paulo, ville la plus peuplée du Brésil, où démarrera la Coupe du monde de football le 12 juin. Dans ce bassin de population de 20 millions d'habitants, peu d'autobus roulaient. Certaines stations de métro étaient du coup prises d'assaut et des milliers de passagers se battaient pour accéder aux wagons, extrêmement bondés.

Le matin, des chauffeurs de bus demandaient aux usagers de descendre du véhicule au milieu de la chaussée et les laissaient sur de grosses artères, craignant parfois des représailles de la part de grévistes. Plusieurs bus avaient en effet été incendiés mardi quand a commencé le mouvement. Celui-ci vise à obtenir de meilleurs salaires que ceux négociés entre syndicats et patronat.

"C'est regrettable (...), cette grève imprévue, qui n'a pas été annoncée, c'es de l'irresponsabilité vis-à-vis des citoyens", a estimé sur une radio locale, Gilberto Carvalho, ministre du secrétariat à la présidence. Le maire de la métropole, Fernando Haddad, a âprement critiqué le mouvement qui l'a pris par surprise. "C'est une guérilla inadmissible dans la ville de Sao Paulo, a dit l'édile à la télévision Bandeirantes. Comment peut-on demander à un passager de descendre du bus, puis placer le bus en travers de la route et partir avec la clef ? Il n'est pas normal qu'une minorité agisse de la sorte alors que le syndicat a conclu un accord."

Les policiers en grève eux aussi

Une enquête a été ouverte par la police civile pour déterminer si la grève est légale, a annoncé le secrétariat à la Sécurité de Sao Paulo. Les leaders de la grève ont été appelés à s'expliquer.

A l'approche du Mondial (12 juin-13 juillet) et des élections générales d'octobre, plusieurs secteurs connaissent des mouvements sociaux. Dans sept Etats fédéraux, les policiers civils (qui s'occupent des enquêtes criminelles) ont démarré une grève de 24 heures pour exiger de meilleurs salaires et des réformes dans la politique de sécurité du pays, qui selon leur syndicat est un "chaos".

La police militaire (PM), responsable de l'ordre public, ne s'est pas solidarisée avec le mouvement. La loi lui interdit de faire grève, même si cette norme n'est pas toujours respectée. La semaine dernière, une vague de pillages de commerces a secoué Recife (nord-est) à la suite d'une grève partielle de la police militaire dans cette ville hôte du Mondial.

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