Serie A : l'Inter et l'AC Milan affamés, Pogba de retour, Dybala très attendu... Ce qu'il faut savoir sur la nouvelle saison du championnat italien

La Serie A reprend ses droits samedi, avec un match entre le champion milanais et l'Udinese.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 4 min.
Paulo Dybala (AS Roma), Olivier Giroud (AC Milan) et Romelu Lukaku (Inter) sont très attendus pour cette nouvelle saison de Serie A. (AFP)

Au lendemain du retour de la Liga, la Serie A reprend ses droits. Le champion en titre milanais ouvre le bal, avec la réception de l'Udinese, samedi 13 août. Cette saison particulière, puisque coupée par le Mondial en novembre et décembre, aboutira-t-elle à un nouveau sacre des Rossoneri ? Tour d'horizon des enjeux.

Le Scudetto : Milan-Inter, vers un nouveau duel pour le titre ?

Pour conserver leur couronne, les Rossoneri ont privilégié la stabilité. Seul Franck Kessié a quitté un navire renforcé par l'attaquant Divock Origi (Liverpool) et le milieu offensif Charles de Ketelaere (Bruges). Pour le reste, les tauliers Mike Maignan, Fikayo Tomori, Théo Hernandez et Rafael Leao sont toujours là. L'un des défis pour Stefano Pioli sera de rendre son équipe compétitive en Serie A et en C1. Il lui faudra composer sans le vétéran Zlatan Ibrahimovic, absent au moins jusqu'à l'hiver.

Le voisin intériste devrait représenter la principale menace. Les Nerazzurri ont enregistré le retour en prêt de Romelu Lukaku, idole du Meazza mais en situation d'échec à Chelsea. Son excellent duo avec Lautaro Martinez sera l'un des atouts majeurs de Simone Inzaghi. L'ancien technicien de la Lazio comptera aussi sur André Onana, portier arrivé de l'Ajax. Les départs concernant surtout des joueurs de complément (Vecino, Vidal, Sanchez, Perisic), l'Inter est armée.

Les deux cadors lombards lutteront-ils seuls ? Troisième l'an passé, le Napoli part de plus loin. Les historiques Dries Mertens, Lorenzo Insigne et Kalidou Koulibaly ont quitté le club. Pour les suppléer, les Napolitains ont essentiellement misé sur des paris. Sous la houlette de l'expérimenté Spalletti, la mayonnaise peut prendre. Mais en l'état, les Partenopei ne sont pas mieux lotis que la Roma ou la Juve. 

Le retour : Paul Pogba et la Juventus à la recherche d'un nouveau souffle

Après deux piteuses quatrièmes places, la Juventus cherche à se relancer. Cela tombe bien, Paul Pogba court derrière le même objectif. Six ans après son départ à Manchester United, "la Pioche" est de retour dans le Piémont. Miné par des pépins physiques, il n'a plus fait de saison pleine depuis l'avant-Covid.

Pogba va ronger son frein quelques semaines. Son refus d'opération pour préserver ses chances de Mondial l'écarte des prés cinq semaines. Revers de la médaille, le risque que sa blessure traîne est réel. Outre le Français, la Juve a enrôlé Angel Di Maria et Bremer, meilleur défenseur de Serie A l'an passé.

Dusan Vlahovic, ex-pépite de la Fiorentina, va guider l'attaque pour sa première saison pleine. Mais les Juventini ont aussi encaissé le départ de Matthijs De Ligt, en plus de nombreuses fins de contrat (Aaron Ramsey, Giorgio Chiellini, Douglas Costa ou Paulo Dybala). Quoi qu'il en soit, les Turinois auront besoin d'un Pogba fuoriclasse pour se mêler à une course au titre difficilement envisageable pour l'instant.

Le joueur à suivre : Paulo Dybala attendu par le peuple romanista

La "Joya" a alimenté les pages des quotidiens italiens dédiées à l'incontournable calciomercato. L'AS Roma a finalement eu les faveurs de Paulo Dybala. Dans la Ville éternelle, l'Argentin a reçu un accueil digne d'un empereur. 10 000 personnes se sont massées pour sa présentation, et le Stadio Olimpico a affiché complet lors de sa première en amical. Dybala sera amené à jouer en soutien de l'attaquant, dans un 3-4-2-1.

Il est la figure de proue d'un mercato clinquant. Georginio Wijnaldum (PSG), Nemanja Matic (Manchester United) et Zeki Çelik (Lille) ont aussi signé, avec l'objectif de ramener la Louve en C1. Ajoutez-y une armoire à trophées dépoussiérée par la victoire en Ligue Europa Conférence en mai et la poigne du charismatique José Mourinho, vous obtiendrez le cocktail d'une équipe particulièrement attendue. 

L'attraction : Monza, le dernier virage de Berlusconi

Silvio Berlusconi est propriétaire d'un club de Serie A et candidat aux élections sénatoriales. Rassurez-vous, cet article ne date pas des années 1990. L'équipe du "Cavaliere" n'est plus l'AC Milan, mais Monza, quinze kilomètres plus au Nord. Davantage connue pour son circuit de Formule 1, la ville est pour la première fois représentée dans l'élite. "Et vous voulez savoir ? On veut gagner le championnat et aller en Ligue des champions", a souri l'ancien Premier ministre sitôt la montée acquise.

À bientôt 86 ans, Berlusconi n'a rien perdu de son phrasé fantasque. Son ambition est aussi intacte : Monza s'est offert Andrea Ranocchia (Inter) et obtenu les prêts de Stefano Sensi (Inter) et Matteo Pessina (Atalanta). Des valeurs sûres pour viser mieux que le maintien ? "Objectif dixième place", a lancé le président Adriano Galliani, fidèle de Berlusconi. 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Serie A

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.