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Débordements lors de la fête du PSG : 32 personnes blessées, 39 interpellées

Sous le feu des critiques, Manuel Valls assure que les forces de l'ordre ont fait leur travail.

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Les supporters du PSG célèbrent le titre de champion de France, sur la place du Trocadéro, à Paris, le 13 mai 2013. (THOMAS SAMSON / AFP)

Une fête gâchée. Les violences qui ont émaillé, lundi 13 mai, les cérémonies du Paris Saint-Germain pour célébrer son titre de champion de France se sont soldées par 39 interpellations, annonce Manuel Valls sur Europe 1. Le ministre de l'Intérieur précise que les affrontements ont fait 32 blessés, dont plusieurs membres des forces de l'ordre.

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Pour célébrer leur titre de champion de France, les joueurs du PSG devaient faire une parade sur la Seine. Mais l'événement a été suspendu à cause des incidents qui ont éclaté en début de soirée, place du Trocadéro, où 10 000 à 15 000 personnes étaient réunies pour célébrer le titre remporté dimanche. Lot de consolation : les joueurs ont regagné lundi soir le parc des Princes pour manger des pizzas. La commande s'est élevée à 600 euros, précise BFMTV.

"Cette journée devait être une fête pour Paris, pour le club, pour nos supporters et nos partenaires. Elle a été gâchée par quelques centaines de casseurs qui n'ont rien à voir avec le football", a écrit le club de la capitale dans un communiqué.

Voitures vandalisées, commerces saccagés

Le calme est revenu aux abords de la place du Trocadéro vers 22 heures. La foule s'est éparpillée vers le Champ de Mars, puis des groupes de casseurs se sont rendus sur les Champs-Elysées. Selon BFMTV, des voitures et un abribus ont été pris pour cibles, et un bus de touristes a été pillé. Un journaliste d'Europe 1 a posté sur Twitter la photo d'une supérette vandalisée : 

Début de polémique

Les autorités ont-elles fait preuve de laxisme ? Il n'y a pas eu de "sous-estimation", a précisé le préfet de police, faisant valoir que 800 policiers avaient été mobilisés lundi soir. Même diagnostic pour Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie-Officiers. Il expliquait plus tôt dans la journée que "le dispositif policier avait été bien dimensionné. En revanche, le renseignement a peut-être péché par excès d'optimisme". "En clair : la riposte initiale était adaptée pour des heurts que la direction du renseignement de la préfecture de police estimait sans doute moins importants", écrit Le Figaro.fr.

Mais le syndicat Alliance, second syndicat des gardiens de la paix, n'est pas de cet avis : "On aurait pu prévoir l'ampleur de l'évènement mais cela a été sous-estimé", a déclaré lundi soir Fabien Vanhemelryck, secrétaire national du syndicat. "Nous avons été débordés" alors que "nous savions tous ce qui aurait pu se passer", a-t-il ajouté.

Sur le plan politique, le Front national condamne "des déferlements de racailles [qui] ont saccagé le cœur de Paris". D'après le parti d'extrême droite, "cette razzia commise en toute impunité était prévisible. Elle est la conséquence de l'indigence du ministre de l'intérieur, Manuel Valls."

De son côté, l'UMP s'interroge : "Imprévision ? Dispositif sous-dimensionné ? Alors que foule pourtant prévisible !", écrit Bruno Beschizza, secrétaire national du parti, dans un communiqué. Condamnant "une doctrine gouvernementale concernant le maintien de l'ordre à géométrie variable", faisant référence aux interventions policières lors de La Manif pour tous du 24 mars, l'UMP dénonce "un désordre violent non canalisé et non réprimé [qui] envahit les rues de Paris". Le député-maire UMP du 16e arrondissement, Claude Goasguen, a demandé la démission de Manuel Valls.

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