Marquinhos : "La remontada, c'est du passé", prévient le capitaine du PSG avant d'affronter le Barça

Quatre ans après la remontée spectaculaire des Catalans qui avaient éliminé Paris, le PSG joue mardi son 8e de finale aller de Ligue des champions à Barcelone. Marquinhos, le capitaine parisien, se confie en exclusivité.

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Marquinhos, le capitaine du PSG (07 février 2021). (NICOLAS TUCAT / AFP)

Finaliste de la dernière Ligue des Champions, les footballeurs du Paris Saint-Germain se rendent à Barcelone mardi 16 février pour disputer le match aller des 8e de finale de la compétition (retour le 10 mars). Cette quatrième confrontation entre les PSG et le FC Barcelone réveille côté parisien le triste souvenir de la "remontada" : en 2017, alors que les Parisiens pensaient avoir fait le plus dur à l'aller à domicile (victoire 4-0), ils s'inclinent (6-1) sur la pelouse du Barça. Quatre ans plus tard, il flotte comme un parfum de revanche mais le capitaine du PSG, Marquinhos, ne veut pas s'attarder sur le passé. Le Brésilien est concentré sur ce nouveau défi que l'équipe va devoir relever sans Di Maria ni Neymar, blessés. Voici l'entretien exclusif qu'il a accordé à franceinfo et France Bleu.

Marquinhos : "La remontada, c'est du passé" - l'entretien exclusif avec le capitaine du PSG
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franceinfo : Quel souvenir gardez-vous de cette "remontada" de 2017 ?

Marquinhos : C'est une expérience... Une expérience difficile à vivre, mais déjà digérée. Ça fait partie de notre apprentissage. Aujourd'hui, on est dans une autre situation avec de nouveaux joueurs qui sont arrivés. Alors, la "remontada", c'est vrai que c'était un moment difficile, mais ça fait tellement longtemps. On a vécu tellement d'autres choses depuis que ça fait partie du passé. 

Que représente le Barça-PSG de mardi ?

C'est un match très, très important, on le sait, un match de Ligue des Champions face à un grand adversaire. C'est une rencontre que tous les joueurs rêvent de jouer, et moi particulièrement. Il y a beaucoup de gens qui vont regarder, nos supporteurs seront très excités. Donc il faudra avoir de la personnalité là-bas, au Camp Nou [le stade du FC Barcelone]. Ce sera très difficile, il faudra avoir la bonne attitude pour faire un exploit et ramener la victoire à la maison.

Le Barça est en difficulté en ce moment, sportivement et financièrement. Le PSG est-il le favori de ce match?  

Aujourd'hui, c'est très difficile de parler de favori ou non favori. Il se passe tellement de choses dans le foot. Je pense que ça dépendra beaucoup de l'attitude, des stratégies qui seront mises en place. Il y a tellement de choses, de petits détails qui peuvent faire la différence dans un match, qu'on ne peut pas dire que le PSG est favori. Le Barça, c'est le Barça ! Il y a des grands joueurs en face et surtout, ils sont chez eux. Nous, on connaît notre force, on a aussi de grands joueurs. C'est d'abord un beau match qui sera proposé et que tout le monde voudra regarder.   

Il faut aussi gérer l'environnement. La presse, notamment en Espagne, est très remontée. Les candidats à la présidence du Barça n'ont pas aimé qu'on parle du transfert de Messi à Paris. Tout cela vous suprend ? 

Non... (soupir) ça fait presque huit ans que je suis à Paris. Je connais très bien cette ambiance avant les grandes confrontations comme celle-là, surtout contre le Barça, les deux équipes ont une histoire. Les deux équipes ont joué tellement de fois l'une contre l'autre. Ça fait partie du métier. Le foot, c'est tout ça. Il faut savoir se concentrer sur ce que l'on doit faire et laisser toutes ces choses hors du terrain. Et nous, on sait ce qu'on doit faire : travailler et être positif, se motivier les uns les autres et avoir de bonnes énergies sur le terrain pour faire un bon match.  

En tant que capitaine, avez-vous prévu un discours particulier avant le match dans le vestiaire mardi soir ?

C'est constamment dans un coin de ma tête, mais non, j'évite d'y penser trop en avance. Comme capitaine de l'équipe, j'essaye au maximum de motiver mes joueurs. Il faut bien les connaître : tu as des joueurs qui ont besoin d'être excités pour ce moment, ett puis il y en a d'autres qui aiment bien rester dans leur coin et se préparer seul. Chacun sa personnalité. Moi, je suis très, très confiant pour ce choc. Je déciderai au dernier moment de ce que je dirai, de ce que je ferai. C'est plus d'instinct que quelque chose de préparé.  

Que représente pour vous ce brassard de capitaine ?

C'est quelque chose de fort. J'ai regardé mes anciens capitaines : Thiago Silva, et encore avant, quand je suis arrivé il y avait Ibra [Zlatan Ibrahimovic], Thiago Motta...  J'avais beaucoup de respect et d'admiration pour eux. Je les ai observés dans leur comportement, leurs décisions sur le terrain et en dehors. Je voyais que c'était des joueurs importants dans le vestiaire et pour le staff. Voilà : maintenant, c'est moi, j'essaie d'être toujours ouvert pour les autres. D'aider les plus jeunes au maximum. On sait à quel point un capitaine est important dans une équipe. 

Vous êtes à Paris depuis huit ans, aujourd'hui vous êtes capitaine. Est-on parti pour dix ans de plus, toute une carrière au PSG ? 

C'est incroyable, franchement. Quand on arrive dans un club comme le PSG avec son ambition, on pense grand, on veut écrire l'histoire. Je ne pensais pas faire ce parcours. Il y a eu de bons moments, d'autres plus difficiles. Des moments où j'ai eu des propositions ailleurs, où j'ai pensé à partir. Mais le club a tout de suite montré la confiance qu'il m'accordait et voilà : aujourd'hui, on en est là. C'est un mariage. Ça fait presque huit ans qu'on est ensemble. J'adore cette ville, j'adore ce club et tout ce qu'il a fait pour moi. J'ai deux enfants qui sont nés ici. Ma femme parle français, mes enfants aussi commencent à parler français, surtout ma grande qui est entrée à l'école, qui a des amis français. Voilà, "Marqui" a une histoire avec Paris et le PSG. C'est vrai qu'au début on arrive juste pour jouer au foot et gagner des titres mais quand on regarde en arrière c'est une belle histoire et je pense rester encore beaucoup de temps ici. 

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