Le directeur général de BeIN et l'ex-patron de la Fédération internationale d'athlétisme mis en examen pour corruption

Les deux hommes ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de corruption en marge des candidatures du Qatar aux Mondiaux d'athlétisme de 2017 et 2019.

À gauche, Youssef Al Obaidly, président de BeIn Sport au Parc des Princes le 8 décembre 2015. À droite, Lamine Diack, ex-patron de l\'athlétisme mondial, le 20 août 2015.
À gauche, Youssef Al Obaidly, président de BeIn Sport au Parc des Princes le 8 décembre 2015. À droite, Lamine Diack, ex-patron de l'athlétisme mondial, le 20 août 2015. ((FRANCK FIFE et GREG BAKER / AFP))

Le directeur général de BeIN Media Group et de BeIN Sports France, Yousef Al-Obaidly, a été mis en examen le 28 mars pour "corruption active". Lamine Diack, l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme a lui été mis en examen pour "corruption passive", a appris franceinfo de sources judiciaires mercredi 22 mai 2019, confirmant une info du Monde.

Le patron du groupe de médias qatari est soupçonné d'avoir participé à la négociation de pots-de-vin en vue des candidatures du Qatar à l'organisation des Mondiaux d'athlétisme de 2017 et 2019. Yousef Al-Obaidly, proche du patron du PSG Nasser Al-Khelaïfi, serait impliqué dans un virement de fonds entre une entreprise qatarie et une société de marketing sportif dirigée par Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, l'ancien président de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

>> Candidature du Qatar aux Mondiaux d'athlétisme : le patron du PSG entendu et placé sous le statut de témoin assisté

Le Parquet national financier (PNF) a demandé le renvoi de Papa Massata Diack et de Lamine Diack devant un tribunal pour corruption et blanchiment de corruption. L'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme a lui aussi été mis en examen mais pour "corruption passive".

Le PNF a par ailleurs ouvert une information judiciaire sur un deuxième volet, découvert à la faveur de l'enquête sur le dossier dopage russe et aux ramifications beaucoup plus vastes, conduisant notamment au Japon. 

Yousef Al-Obaidly estime ces accusations "hautement infondées". "Elles sont intégralement et catégoriquement contestées et le seront avec la dernière énergie en utilisant, pour ce faire, tous les moyens de droit."