Cet article date de plus de deux ans.

OM-PAOK Salonique : tensions entre supporters avant, pendant et après le quart de finale de Ligue Europa conférence

Des incidents ont éclaté jeudi à l'intérieur et autour du Stade Vélodrome en marge de la courte victoire de l'OM (2-1).

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Des incidents ont éclaté jeudi 7 avril dans le stade Vélodrome entre supporters du PAOK Salonique et de l'OM en Ligue Europa conférence. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Il n'y avait pas que la victoire (2-1) et le but de Dimitri Payet jeudi 7 avril. Dans une ambiance incandescente, le quart de finale aller de Ligue Europa conférence entre l'OM et le PAOK Salonique a été émaillé par de nombreux incidents, dès l'avant-match jusqu'après la rencontre, moins intensément.

Au coup de sifflet final, les plus de 2 000 supporters du PAOK Salonique présents au stade ont été maintenus en tribune au sein du parcage visiteurs du Vélodrome et ont fait exploser de nombreuses "bombes agricoles", a constaté l'AFP. De nombreux fans de l'OM, installés dans le Virage Nord, sont également restés de longues minutes en tribune. Il a fallu attendre 23h45, plus de quarante minutes après la fin du match, pour que le stade soit vide à l'exception du parcage visiteurs, sous surveillance de nombreux policiers.

"Très mauvaise image"

Auparavant, durant la deuxième période de la rencontre, les supporters grecs ont jeté à plusieurs reprises de nombreux projectiles sur la pelouse, gênant Dimitri Payet au moment de frapper les corners. Encore plus tôt, à une vingtaine de minutes du coup d'envoi, la tension était brusquement montée entre supporters grecs et de l'OM, avait déjà constaté l'AFP.

Plusieurs fumigènes ont été jetés d'un camp vers l'autre, au-dessus des filets de sécurité. Les supporters marseillais ont également lancé des feux d'artifice en direction du parcage grec et de très fortes explosions de pétards ont retenti. Quelques morceaux de sièges ont également été lancés. Un bref mouvement de foule a eu lieu en bas du virage et la police est intervenue avec des gaz lacrymogènes en direction des fans grecs. Le speaker du stade a lancé un appel au calme, prévenant que le match risquait de ne pas débuter.

Selon la préfecture de police, "une trentaine de policiers ont été blessés, principalement par des jets de projectiles divers, fumigènes et bombes agricoles dans le stade lorsqu'ils se sont interposés entre la tribune visiteurs et le virage nord pour éviter des affrontements". Il y a 27 blessés légers parmi les CRS et quatre sont un peu plus sérieusement touchés, dont deux ont été évacués, a précisé la préfecture.

10 personnes interpellées, 27 CRS blessés

"Au match retour, j'espère que Marseille sera reçu comme nous avons été reçus ici. Je suis très déçu de ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est une très mauvaise image pour la ville de Marseille. Il y a beaucoup de violence dans le monde d'aujourd'hui, il n'y a pas besoin d'en avoir dans le foot", a déclaré en conférence de presse l'entraîneur du PAOK Razvan Lucescu. "Vos supporters feraient mieux de ne pas venir", a-t-il ensuite lâché à mi-voix alors qu'il quittait la salle de presse. Une attitude qualifiée "d'irresponsable" par le président de l'OM Pablo Longoria.

La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a fait état de l'interpellation de dix personnes en tout, un Grec pour tentative d'introduction de fumigène et neuf Marseillais, trois pour violences à personne dépositaire de l'autorité publique, quatre pour tentative d'introduction de fumigènes et deux pour jets de projectiles. Mercredi soir déjà, la police avait dû s'interposer en ville pour "éviter des affrontements" entre supporters grecs et marseillais et deux Grecs avaient été interpellés.

Le bilan des blessés est conséquent, notamment du côté des CRS présents pour limiter les affrontement. Au total, 27 blessés légers sont recensés dont quatre plus sérieusement touchés et deux qui ont dû être évacués, a précisé la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.