Témoignages Ligue des champions : "Aucun supporter de Liverpool n'a mis la pagaille !", se défendent de nombreux fans des Reds

Après les scènes de chaos en amont de la finale de la Ligue des champions autour du Stade de France, samedi, les supporters anglais pointés du doigt se défendent.

Article rédigé par
Martin Schock - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Des supporters de Liverpool font la queue devant le Stade de France avant la finale de la Ligue des champions, samedi 28 mai 2022. (THOMAS COEX / AFP)

Comment expliquer ces incidents ? Après la finale de Ligue des champions marquée par des scènes de violences aux abords du Stade de France à Saint-Denis, samedi 28 mai, Camille Chaize, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a reconnu des "désorganisations, des dysfonctionnements qu'il faut analyser pour en tirer les conclusions et pour que cela ne se reproduise pas". Comme le préfet de police de Paris, le ministère dénonce des faux billets "en nombre qui ont été vendus sur le marché noir. C'est vraiment le fait déclencheur".

>> Finale de la Ligue des champions : pourquoi la version des autorités françaises et de l'UEFA, qui invoquent la circulation de faux billets, est contestée

Mais pour les supporters de Liverpool, qui avaient fait le déplacement pour soutenir leur équipe – finalement battue 1-0 par le Real Madrid –, largement pointés du doigt après les incidents, n'en décolèrent pas : les supporters des Reds qui avaient leur billet en poche ont eu un mal fou à rentrer dans l’enceinte.

"Je n’ai vu aucun supporter anglais essayer d’escalader les barrières"

Dimanche, en Gare du Nord à Paris, sur le chemin du retour, nombre d’entre eux étaient dégoûtés de ce qu'ils ont pu voir et ne cachent pas leur agacement face aux accusations de violences. Ben en fait partie. Cet habitué des finales de Ligue des champions – il en a déjà vécu cinq – assure n’avoir jamais vu une telle pagaille. Et il défend ses acolytes : les supporters de Liverpool ne sont pas à l’origine du désordre. "Des jeunes Français, c’était des jeunes Français!  Je n’ai vu aucun supporter anglais essayer d’escalader les barrières. Je n’ai vu que des locaux essayer de grimper, de pousser les portes, de passer par tous les moyens", dénonce-t-il, visiblement déçu.

Michael avoue avoir été complètement perdu. "Il n'y avait pas d'instructions, aucun endroit pour savoir où aller, donc on a suivi la foule. La police française a bloqué l'entrée principale, il y avait beaucoup de policiers ou de militaires avec des armes. Mais ils ne nous aidaient pas, ils ne nous parlaient pas !" Michael est amer, encore choqué. "J'ai vu la police frapper des gens avec des matraques. Il y avait aussi des 'locaux' qui nous tournaient autour, certains essayaient de nous voler, de nous arracher nos tickets. Une expérience horrible !"  Pour ce supporter, ce match est de loin le pire qu'il ait vécu. "J'ai assisté à des matchs en Ukraine, ou à Madrid, par exemple. C'était bien mieux organisé que ça. C'était effrayant, horrible. Une vraie honte !"  

"Ce sont des locaux qui ont causé tout de ce désordre"

Même constat dressé par Shane, autre supporter de Liverpool. Il a mis plus d’une heure à entrer dans le Stade de France. Et les critiques contre les supporters anglais l’énervent. "D’après ce que j’ai vu, ce sont des Français qui ont escaladé les barrières et qui se sont introduits dans le stade. Les supporters de Liverpool se sont très bien comportés. Je le pense vraiment. Et je pense aussi que ce sont des locaux qui ont causé tout de ce désordre. Je n’ai vu aucun supporter de Liverpool créer des problèmes. Aucun supporter de Liverpool n’a mis la pagaille avant le match ! Nous étions dans des parcs, à boire des verres et à nous amuser entre nous..."

Ce dernier l'assure : après cette soirée catastrophique au Stade de France, il ne reviendra pas voir un match à Paris dans les prochaines années.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Ligue des champions

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.