Ligue des champions : Manchester City, Chelsea... la parole est à la défense

Un an après le sacre d'un Bayern Munich surpuissant en attaque face à un PSG joueur et créatif, la finale de la Ligue des champions 2021 opposera les deux meilleures défenses d'Europe le 29 mai à Istanbul : Chelsea et Manchester City.

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La sérénité offerte par la charnière centrale Ruben Dias - John Stones a permis à Manchester City de franchir un palier. (PAUL ELLIS / AFP)

Deux ans après le sacre de Liverpool contre Tottenham (2-0), deux clubs anglais s'affronteront encore en finale de la Ligue des champions le 29 mai à Istanbul. Mais bien au-delà d'une nouvelle preuve de la supériorité de la Premier League, les parcours quasiment parfaits de Manchester City et de Chelsea marquent surtout l'avènement de deux équipes dont la force repose en premier lieu sur leur solidité défensive. Pourtant, l'édition précédente avait récompensé la logique du Bayern Munich de Hansi Flick, décidé à encaisser les coups de l'adversaire mais à frapper plus fort que lui.

Cette saison, que ce soit Pep Guardiola à Manchester, ou Thomas Tuchel à Londres, les deux techniciens ont gagné leur billet pour Istanbul après une remise en question de leurs idées. Les deux adeptes du jeu de position, consistant à rechercher sans cesse la supériorité numérique, avaient gagné leurs galons sur la scène européenne en proposant un jeu offensif et vertical. Ils ont tous les deux revu leur copie en 2020-21.

Tuchel et la stabilité express

Arrivé en cours de saison – fin janvier – à Chelsea, Tuchel a récupéré une équipe aux résultats décevants. Son principal chantier a été de retrouver une stabilité, avant même de proposer un projet de jeu alléchant. Après avoir tout fait pour mettre Neymar dans les bonnes conditions à Paris, l'Allemand s'est appuyé sur le savoir-faire de Thiago Silva et a surtout ressorti du placard Antonio Rüdiger pour le placer dans sa défense à trois. Et le choix d'un pressing intense et coordonné a rapidement été payant.

Chelsea a gardé sa cage inviolée lors de 18 de ses 24 matchs officiels disputés depuis l'arrivée de Tuchel. Au total, seulement quatre buts ont été encaissés lors de cette campagne de Ligue des champions, entamée avec Frank Lampard sur le banc. Il faut dire que les Blues ont aussi pu compter sur leur gardien Edouard Mendy, qui a rapidement fait oublier la catastrophe industrielle Kepa. L'ancien Rémois a par exemple frustré Karim Benzema à deux reprises alors que la demi-finale retour aurait pu basculer dans le mauvais sens.

Guardiola, Ruben Dias et l'exil du numéro 9

Du côté de Manchester City, l'arrivée de Ruben Dias a complètement changé la donne. Le défenseur portugais, arrivé de Benfica, a apporté tout ce qu'il manquait à la défense des Citizens, réputée pour ses erreurs incompréhensibles. Sa présence physique et vocale a également permis à John Stones de retrouver son meilleur niveau, en se concentrant sur ses qualités de relance.

Constamment en quête d'innovation offensive, Pep Guardiola a surtout travaillé sur la nouvelle assise de son équipe, en confiant un rôle clé à l'Espagnol Rodri au milieu. Grâce à ces ajustements, les Citizens ont impressionné par leur sérénité en Ligue des champions cette saison, alors qu'ils étaient pointés du doigt pour leur incapacité à briser le plafond de verre depuis plusieurs saisons. Et c'est sans vrai numéro 9 que Manchester a passé l'obstacle des demi-finales pour la première fois de son histoire en C1, avec Sergio Agüero, Raheem Sterling ou encore Gabriel Jesus sur le banc des remplaçants. Rien que ça.

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