Ligue des champions : adversaire du PSG en huitièmes de finale, où en est le Real Madrid cette saison ?

A l'image de son adversaire en huitièmes de finale mardi soir, le Real Madrid n'aborde pas le match avec beaucoup de certitudes.

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France Télévisions
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Karim Benzema et Vinicius Junior lors de Real Madrid-Elche en Liga le 23 janvier 2022. (JOSE BRETON / NURPHOTO)

C'est ce qu'on appelle un gros morceau. Sur sa route, en huitièmes de finale de Ligue des champions, le Paris Saint-Germain retrouve le Real Madrid mardi 15 février (21h00). Un adversaire que l'on ne présente plus, ou plutôt qu'on n'a plus l'habitude de présenter, parce que son palmarès le précède d'une part mais aussi à cause d'un phénomène nouveau.

La Maison blanche n'accapare plus toute la lumière des projecteurs comme à l'époque de ses Galactiques (Zidane, Ronaldo, Beckham...). La concurrence a tendance à faire plus de bruit qu'elle depuis le dernier de ses 13 sacres en C1 en mai 2018. Médiatiquement mais aussi sur le pré.

Après deux éliminations consécutives (et anormales) dès les huitièmes de la compétition, les Merengues ont relevé la tête la saison dernière en imitant le parcours du PSG avec une défaite au stade des demi-finales. Puis Carlo Ancelotti a repris la main pour lancer le Real dans une nouvelle ère. Et si les résultats sont pour l'heure satisfaisants, le club madrilène a encore du chemin à parcourir pour récupérer sa place au sommet du football européen.

Une transition en bonne voie

Il faut du courage pour ranger au placard la recette qui vous a tout fait gagner. Le Real Madrid a accepté de le faire. Exit les Cristiano Ronaldo, Sergio Ramos, Raphaël Varane et autres Zinédine Zidane. Les symboles les plus évidents de ses trois sacres consécutifs en Ligue des champions entre 2016 et 2018 ont largué les amarres.

Karim Benzema et Vinicius Junior en pleine célébration lors de Real Madrid-Shakhtar Donetsk en Ligue des champions le 3 novembre 2021. (PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)

Après trois saisons de tâtonnement, avec un seul titre dans son championnat national et un retour pas aussi concluant que prévu de Zidane sur son banc, le Real a retrouvé de l'équilibre en 2021-2022 sous les ordres d'Ancelotti. L'actuel leader de la Liga, qui compte quatre points d'avance sur le FC Séville, dégage une impression de stabilité par effet de contraste avec son rival barcelonais en perdition.

Quelques mois ont suffi pour faire oublier la charnière Varane-Ramos démantelée l'été dernier, aujourd'hui articulée autour d'Eder Militao et David Alaba. L'autre bonne nouvelle est la progression de la pépite brésilienne Vinicius Junior. Tancé pour son irrégularité, ses mauvais choix et sa tendance individualiste ("il joue contre nous" avait même lâché Karim Benzema en octobre 2020), l'ailier virevoltant est devenu une arme fiable et surtout redoutable en transition rapide avec déjà 15 buts marqués cette saison.

Une dépendance à Karim Benzema...

Mais avec les départs d'une partie des historiques, les derniers vestiges du triplé ont récupéré le gros des responsabilités de l'équipe. Le trio Casemiro-Modric-Kroos a été remis au goût du jour au milieu après plusieurs saisons d'éternelles retouches. Surtout, Karim Benzema est devenu la star de l'équipe.

Après une année 2021 exceptionnelle, pas loin de lui permettre de remporter le Ballon d'Or (4e du classement final), l'international français est sur les bases d'une nouvelle saison stratosphérique malgré ses 34 ans (déjà 24 buts et 9 passes décisives). Le problème pour le Real est que tout est plus dur quand il ne peut pas compter sur "KB9".

"Le Real ne sait pas marquer sans Benzema", a pointé le média espagnol Mundo Deportivo dans un article publié dimanche sur son site internet. Son absence s'est fait particulièrement sentir depuis sa blessure à l'ischio-jambier contractée contre Elche le 23 janvier. Et rien ne dit qu'il soit complètement remis pour jouer des coudes contre Paris, même s'il fait partie des joueurs convoqués par Ancelotti mardi.

... et des dernières sorties en dents de scie

Le huitième de finale n'arrive pas forcément au meilleur moment pour le Real Madrid, dont les performances sont moins bonnes depuis le début de l'année civile. Les Merengues sont même tombés dès le 2 janvier en déplacement à Getafe (0-1) alors qu'ils n'avaient plus perdu depuis 3 mois toutes compétitions confondues. Ils ont ensuite été éliminés dès les quarts de finale de la Coupe du Roi contre l'Athletic Bilbao (0-1).

Récemment, c'est le faible rendement offensif de l'équipe qui interpelle. Le Real n'a marqué qu'un seul but sur ses trois dernières sorties, ne convertissant qu'un seul de ses 48 tirs. Il reste aussi sur un match nul et vierge à Villarreal (0-0) qui a laissé des traces, avec une polémique autour d'un penalty non accordé après un contact entre Vinicius et un défenseur adverse.

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