Football : les femmes en haut de l'affiche

La finale de la Ligue des champions féminine aura lieu ce jeudi 24 mai au soir : Lyon affrontera Wolfsbourg. L'occasion de remonter le temps, à l'époque où jouer au football pour une femme était quasiment une aberration.

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France 3

Si les Lyonnaises remportent leur troisième titre consécutif ce jeudi 24 mai au soir, lors de la finale de la Ligue des champions féminine, elles deviendront l'équipe la plus titrée de l'Histoire. Une formidable réussite qui illustre bien la montée du foot féminin en France. Mais cela n'a pas toujours été comme ça. "Je trouve ça absolument grotesque, j'ai déjà du mal à suivre le vrai foot, alors avec les femmes... Ce n'est pas ça qui m'arrangera avec elles", lâché Jacques Chazot, chorégraphe et danseur, en mars 1977. "Je trouve que ce n'est pas tellement un sport pour une femme. Enfin, qu'est ce que vous voulez, puisque ces demoiselles veulent jouer, on ne peut pas les empêcher...", disait la même année Marcel Aubour, gardien de l'équipe de France de 1964 à 1968.

Marinette Pichon, modèle du foot féminin

Heureusement, l'époque a changé. S'il y a un demi-siècle, le football se conjuguait exclusivement au masculin, aujourd'hui à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), ces propos font rire. La section féminine existe ici depuis 1994. Un modèle : Marinette Pichon, une ancienne attaquante reconnue dans le monde entier. Elle est la pionnière, la première Française a avoir tenté l'aventure américaine, là où le football féminin est roi. 112 fois sélectionnée en équipe de France, elle a marqué 81 buts sous le maillot bleu.

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Eugénie Le Sommer (à droite) et Irene Paredes, le 13 mai 2017 lors du choc OL-PSG en D1. (MAXPPP)