Incidents Nice-OM : le supporter niçois sera finalement jugé le 22 septembre

Alors qu'il devait passer en comparution immédiate mercredi 25 août, il a demandé un délai pour préparer sa défense.

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Des supporters tentent d'envahir le terrain pendant le match de Ligue 1 entre l'OGC Nice et l'Olympique de Marseille au stade Allianz Riviera à Nice, le 22 août.  (VALERY HACHE / AFP)

Le supporter niçois auteur d'un coup de pied en direction de Dimitri Payet lors des incidents qui ont interrompu le match de Ligue 1 entre Nice et Marseille dimanche 22 août, sera finalement jugé le 22 septembre. Il devait passer en comparution immédiate mercredi 25 août, mais il a demandé un délai pour préparer sa défense.

En attendant, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître dans un stade et obligation de pointer une fois par semaine au commissariat. "A Nice et partout ailleurs", a précisé la présidente du tribunal, Marion Menot. Le représentant du parquet, Leopold Mendes, avait requis son placement en détention provisoire jusqu'à cette date, fustigeant "des faits graves de hooliganisme plutôt pathétiques". Et il a relevé le seul antécédent judiciaire du jeune homme, pour des faits d'outrage et rébellion remontant à septembre 2019 après une altercation avec des gendarmes à l'entrée d'un stade à Montpellier. Il avait écopé d'une amende de 450 euros. 

"Je regrette amèrement"

"Je regrette amèrement, je me sens honteux, cela fait trois jours que je n'ai pas dormi et je pense que je regretterai toute ma vie d'avoir sali le nom de mes parents, de ma petite famille", a déclaré le jeune intérimaire, sous les yeux de ses parents, visages fermés. "Il n'ira plus jamais dans un stade, il est traumatisé (...) Une heure après le match, son nom, celui de sa compagne, de ses parents circulaient sur les réseaux sociaux (...) Il est devenu l'ennemi public numéro un", a détaillé son avocat Me Benjamin Taieb.

Il a aussi expliqué que son client n'avait "à aucun moment jeté de bouteilles" et que le certificat médical pour une ITT de deux jours produite par le meneur marseillais Dimitri Payet, partie civile avec son club, était sans lien avec les faits reprochés. Supporter de l'OGC Nice depuis son enfance, fils unique aux attaches familiales décrites comme stables, ce jeune préparateur de commandes en intérim qui n'a "pas le profil d'un délinquant" selon son avocat, était abonné depuis 5 ans à la Populaire sud, une association de supporters.

>> EN IMAGES. Incidents Nice-Marseille : la soirée du chaos

Dimanche, le match entre Nice et l'Olympique de Marseille a été définitivement interrompu à la 78e minute de la rencontre, après que le meneur de jeu marseillais, Dimitri Payet, qui s'apprêtait à tirer un corner, a été la cible des supporters ultras niçois. Touché au dos par une bouteille d'eau en plastique, Payet a renvoyé le projectile vers le public.

Des dizaines de supporters niçois ont alors envahi la pelouse, provoquant une bagarre générale entre supporters, joueurs des deux équipes et membres de l'encadrement des deux clubs. Nice menait 1 à 0 au moment où ces incidents graves ont éclaté. La commission de discipline de la LFP devait elle se pencher mercredi en fin d'après-midi sur ces faits, avec l'audition des représentants des deux clubs qui se sont mutuellement rejetés la faute.

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