Incidents au Vélodrome : "Il faut frapper davantage au portefeuille", estime Frédéric Thiriez, le président de la LFP

Le président de la Ligue de football professionnel s'est adressé à la presse, lundi 21 septembre, au lendemain des incidents qui ont émaillé la rencontre de Ligue 1 entre Marseille et Lyon.

Le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, lors d\'une présentation au siège du Medef à Paris, le 24 septembre 2014.
Le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, lors d'une présentation au siège du Medef à Paris, le 24 septembre 2014. (ERIC PIERMONT / AFP)

"Le football a montré ce week-end ce qu'il avait de pire", a regretté Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnel, lundi 21 septembre, au lendemain des incidents qui ont émaillé la rencontre entre Marseille et Lyon (1-1), entraînant une interruption du match pendant une vingtaine de minutes.

Après une réunion d'urgence de la Ligue, Frédéric Thiriez a estimé qu'il fallait "aider le club [de Marseille], avec les pouvoirs publics, à reprendre le contrôle de son public et notamment de ses virages". Il a rappelé que, "dès jeudi, la commission de discipline se réunira pour évoquer ces incidents, dont ceux de Marseille" (Bouches-du-Rhône), mais aussi ceux qui sont survenus à Bastia et à Metz.

"Quelques zéros de plus"

"Ne faut-il pas frapper davantage au portefeuille ? Les amendes prononcées [généralement de l'ordre de 50 000 euros] paraissent bien légères par rapport aux actes graves", a poursuivi Frédéric Thiriez. Je me demande s'il ne faut pas passer à d'autres chiffres, avec quelques zéros de plus." Il a également évoqué la possibilité d'un retrait de points contre le club concerné, en cas de tels incidents.

Le président de la Ligue de football professionnel a annoncé que le club marseillais allait réinstaller les filets de sécurité au Vélodrome, avant de rappeler la nécessité de réaliser des palpations à l'entrée des stades. Et de formuler un vœu : "Faites la fête et pas la guerre. Celui qui insulte un joueur adverse s'insulte lui-même."