Incidents Lyon-Marseille : jet de bouteille sur Dimitri Payet, réunion de crise, attente, arrêt du match... Ce qu'il s'est passé au Groupama Stadium

Le match, marqué par la blessure du Marseillais, a été définitivement arrêté, dimanche à Lyon. 

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Dimitri Payet sort du terrain, touché à la tête par une bouteille d'eau, lors du match Lyon-Marseille le 21 novembre.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Le choc OL-OM, en fermeture de la 14e journée de Ligue 1, a été définitivement arrêté après moult atermoiements. Le match a été interrompu dès la 3e minute après que Dimitri Payet, venu tirer un corner, a été touché à la tête par une bouteille d'eau lancée depuis les tribunes. Après une annonce de la reprise de la rencontre, il ne s'est finalement rien produit. L'arbitre a finalement décidé de l'arrêt du match. Rappel chronologique des faits : 

Une ambiance houleuse

Dès le début de cet Olympico, la tension était palpable : de nombreux jets de bouteilles avaient émaillé les premières secondes et le speaker du stade avait dû lancer des premiers appels au calme, à la demande de l'arbitre.

Dimitri Payet touché en pleine tête

Venu tirer un corner pour l'OM, à la la 3e minute, après avoir longtemps patienté pour que la grêle d'objets s'arrête, le milieu marseillais est touché de plein fouet à la tête par une bouteille jetée depuis les tribunes. Payet s'effondre sur le coup. Il est ensuite soigné par le staff phocéen avant que le match ne soit, en toute logique, suspendu. 

Dimitri Payet est resté plusieurs minutes au sol, soigné par les médecins de l'OM.  (JEAN CATUFFE / DPPI via AFP)

A posteriori, les ultras lyonnais du Kop Virage Nord et des Bad Gones ont publié un communiqué pour se désolidariser du fauteur de troubles : "C'est avec la plus grande fermeté que nous condamnons les jets de projectiles qui ont eu lieu hier soir et particulièrement celui de l'individu, ne faisant ni partie de notre groupe, ni des abonnés du stade, qui a atteint le joueur marseillais. Les consignes passées au virage nord lors de chaque match sont sans équivoque à ce sujet [...] Nous continuerons de collaborer avec l'Olympique Lyonnais afin que de tels événements ne puissent se reproduire"

Réunion de crise et incertitude

Dirigeants marseillais et lyonnais se réunissent, en concertation avec le corps arbitral, pour savoir si le match doit reprendre. Plus d'une heure après le coup d'envoi du match, aucune décision n'avait encore été officialisée. 

L'imbroglio de la reprise du match

Après près de 75 minutes d'attente, le speaker du stade reprend le micro et annonce la reprise du match, précisant qu'au moindre incident, la partie sera définitivement interrompue. Les joueurs de l'OL reviennent alors sur la pelouse pour l'échauffement mais les Marseillais ne semblent pas accepter la décision, comme ils l'avaient déjà fait à Nice. 

Annonce officielle de l'arrêt de la rencontre

Alors que l'OM ne réapparaît pas sur la pelouse, et que la LFP publie un communiqué dans lequel elle "regrette la décision de reprendre la partie", les spectateurs lyonnais commencent à déserter les tribunes. Après deux heures, enfin, la décision tombe : le match OL-OM ne reprendra pas. La commission de discipline de la LFP se réunit lundi, en urgence, pour juger les faits.

Polémique autour de la décision du report

A l'issue de ce match arrêté, Jean-Michel Aulas et Pablo Longoria, les présidents des deux clubs, se sont affrontés dans leurs versions des faits menant à cette décision de l'arrêt. Celui de l'OL affirmait que l'arbitre avait changé d'avis sous la pression des Marseillais, ce qu'infirmait son homologue de l'OM. Ruddy Buquet a tenu à préciser, sur Prime Vidéo : "Ma décision a été toujours été d'arrêter la rencontre. 

Dans le même temps, la LFP et la préfecture du Rhône se sont rejeté la faute de la première décision de reprendre la rencontre. Dans un communiqué, la Ligue a indiqué regretter "dans ces conditions la décision de reprise de la rencontre Olympique Lyonnais - Olympique de Marseille par le Préfet de région" tandis que la préfecture a démenti cette déclaration : "En aucun cas le préfet n’a pris la décision de reprise du match, qui ne lui appartient pas".

Des précédents inquiétants

Cet incident est déjà le 8e de la saison de ce genre en Ligue 1. Dimitri Payet, déjà lui, avait été victime d'une agression à Nice en tout début de saison, au mois d'août. Le match avait alors été interrompu à un quart d'heure du terme, avant d'être rejoué à huis clos et sur terrain neutre, à Troyes le 27 octobre (1-1). Le club azuréen avait été sanctionné d'un retrait de deux points au classement, dont un avec sursis.

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