Euro 2016 : les hôteliers parisiens ne font pas le plein

L'une des raisons de cette baisse de fréquentation est la concurrence des sites de location de particuliers comme Airbnb ou Abritel.

France 3

Les hôtels parisiens font grise mine. Les taux de fréquentation sont à la baisse. C'est le cas du "Grand Hôtel" situé Boulevard Voltaire dans le 11e arrondissement de Paris. En 40 ans, cet hôtelier indépendant depuis trois générations n'a jamais vu un mois de juin avec un aussi faible taux d'occupation, 63% contre plus de 80% d'habitude.
Les Américains, les Australiens et les Asiatiques ne sont plus là. Il a même dû baisser ses prix, 120 contre 170 euros auparavant. "Il y a les attentats, les mouvements sociaux qui sont répétitifs, la redondance de la violence qu'on voit à la télé et la concurrence de nos amis de Airbnb", explique Si Zyad Si Hocine, propriétaire du Grand Hôtel.

Un sponsor encombrant

Airbnb proposait l'année dernière 50 000 logements à Paris et Abritel 10 appartements. Tarif moyen de la location : 150 euros pour trois. Abritel est sponsor national de l'UEFA, de quoi agacer les hôtels indépendants situés un peu loin des stades. Deux millions et demi de spectateurs sont attendus lors de l'Euro dans les stades et huit millions de touristes en France.

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