"J'ai besoin de bavarder avec Didier Deschamps" après l'élimination des Bleus, explique le président de la Fédération française de football

Noël Le Graët va prendre rendez-vous "dans les dix jours qui viennent" avec Didier Deschamps, après la défaite de l'équipe de France face à la Suisse en huitième de finale de l'Euro 2021.

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Radio France
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Le président de la Fédération française de football Noël Le Graët et le sélectionneur Bleus Didier Deschamps en discussion, le 28 juin 2021 à Bucarest. (LP / ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

"Le plaisir doit être partagé. Moi, je peux avoir envie qu’il reste, mais lui peut dire : 'Tu sais, Noël, je suis fatigué'", a confié mardi 29 juin sur franceinfo le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, au sujet de l'avenir du sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps. La performance des Bleus, éliminés par la Suisse dès les huitièmes de finale de l'Euro après la séance de tirs au but, a été largement critiquée dans les médias mardi, tout comme les choix de Didier Deschamps.

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"J’ai besoin de bavarder avec lui", explique Noël Le Graët, indiquant que les deux hommes allaient prendre rendez-vous "dans les jours qui viennent". Pour Noël Le Graët, l'élimination des Bleus est un "double échec" à la fois sportif et financier. "On n’atteint même pas les quarts qui étaient le minimum à assurer pour notre budget", a-t-il confié.

franceinfo : Avec un petit peu de recul, quelle est votre analyse de l'élimination de l'équipe de France à l'Euro 2021 ?

Noël Le Graët : Je peux regretter qu’on prenne deux buts dans les dix dernières minutes. Quand on mène 3-1, ça paraît gagné. C’est ce qui me gêne un petit peu, parce que les tirs au but, ça ne veut pas dire grand-chose. Dans le jeu, on n’a pas été fracassants en première mi-temps, il faut être honnête. Mais à 3-1, je croyais que c’était fini, très franchement. On se promenait, ça jouait bien techniquement et on s’est laissé déborder défensivement par des attaques rageuses d’une équipe qui avait quand même beaucoup de qualités, qui a bien joué et qui n’a pas volé sa victoire. 

Qu'est-ce qui a cloché pour les Bleus ?

Il y a peut-être eu un peu de fatigue, moins de vivacité. Une première mi-temps différente de d'habitude. Mais enfin, quand on gagne, on ne se pose pas les mêmes questions. On a eu beaucoup d'occasions, plus que nos adversaires. Mais ce n'était pas un jour heureux.

Vous aviez confié à franceinfo avant France-Allemagne que l'objectif pour cet Euro était d'atteindre au moins les demi-finales. C'est raté.

C’est un double échec : d’abord, c’est un échec sportif. Et financièrement, ce n’est pas trop le moment pour la Fédération puisqu’on n’atteint même pas les quarts, qui étaient le minimum à assurer pour notre budget, qui est à refaire. Je pense qu’on s’est bien débrouillés sur la première partie qui était très compliquée, dans la poule la plus difficile : on est le seul pays [parmi les nations majeures] à ne pas avoir joué chez soi. D’autres ont joué deux voire même trois fois à domicile, comme l’Allemagne. Mais enfin, ce ne sont pas complètement des excuses. Je suis étonné qu’on ai pu prendre ces deux buts très nets, comme ça, en étant en plus très dominés.

Didier Deschamps est sous contrat jusqu’en 2022, est-ce qu’il reste l’entraîneur de l’équipe de France ?

On ne peut pas répondre comme ça. On ne s’est même pas parlé encore depuis hier. Donc on va en discuter ce soir [mardi] et prendre un rendez-vous dans les dix jours qui viennent, avec un peu de recul pour discuter.

Vous avez envie qu'il reste ?

Quand le plaisir est partagé, c'est toujours important, donc j'ai besoin de bavarder avec lui. Je n'ai pas eu connaissance de problèmes. J'ai l'impression qu'avec le staff ça s'est bien passé, je n’ai pas entendu de problèmes d'humeur entre les joueurs, en dehors de peccadilles. Donc ça mérite une bonne journée de discussion, c’est une décision importante, quand même.

Mais vous, vous avez envie qu'il reste ? 

Je ne sais pas si je vous ai répondu : le plaisir doit être partagé. Moi, je peux avoir envie qu’il reste mais lui peut dire : "Tu sais, Noël, je suis fatigué". Ou l’inverse. 

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