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Coupe du monde 2018 : touche ratée, gants en mousse, roulades... Les 10 plus gros ratés qui ont égayé la compétition

De la désormais mythique célébration du Belge Michi Batshuayi aux roulades démesurées de Neymar, (re)découvrez les plus gros ratés de la Coupe du monde.

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France Télévisions
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Retour à l'envoyeur ! Michy Batshuayi célèbre le but de la Belgique contre l'Angleterre en frappant dans le ballon, mais celui-ci rebondit contre le poteau et lui revient en pleine figure, lors de la phase de groupes de la Coupe du monde, le 28 juin 2018 à Kaliningrad. (DIRK WAEM / BELGA MAG / AFP)

Chaque Coupe du monde connaît son lot de gestes mémorables, de buts extraordinaires ou de dribbles venus d'ailleurs. Mais il existe aussi des gros loupés, des buts casquettes et des célébrations totalement gênantes. Et parce que même dans la laideur, on peut trouver du beau, comme le dirait (presque), Charles Baudelaire, franceinfo s'est penché sur les plus gros fails de la compétition.

1La célébration rebondissante du Belge Michy Batshuayi

Il vaut mieux parfois rester sobre dans ses célébrations. C'est ce qu'a appris à ses dépens le Belge Michy Batshuayi après le but de son coéquipier Adnan Januzaj face à l'Angleterre (1-0), le 28 juin en phase de poules. Ravi par l'ouverture du score, l'ancien joueur de l'OM a aussitôt récupéré le ballon pour le propulser dans le ciel de Kaliningrad. Problème, le ballon a tapé contre le poteau et l'attaquant des Diables rouges se l'est pris en pleine figure. De quoi, évidemment, susciter de nombreux détournements sur les réseaux sociaux

Pas de quoi faire perdre le sourire au joueur de Chelsea, qui a fait preuve d'autodérision. "Ahahah, je savais que j'étais foutu à l'instant où je consulterais mes mentions. Pourquoi suis-je aussi stupide ? Ça fait mal ce truc. Les célébrations de Fortnite sont tellement surcotées, je devais proposer quelque chose d'inédit", a-t-il écrit sur Twitter.

2La touche-roulade de l'Iranien Milad Mohammadi

Dans un autre genre, l'Iranien Milad Mohammadi a lui aussi réalisé qu'il valait mieux rester dans le classique. Face à l'Espagne, le 20 juin en phase de poules, l'Iran fait plutôt bonne figure et peut encore croire à l'égalisation dans le temps additionnel sur une touche bien placée. C'est alors que le défenseur gauche de l'Akhmat Grozny décide de réaliser un geste improbable.

Après avoir embrassé le ballon et fait un signe en direction du ciel, il prend de l'élan, tente une roulade avant et se rate lamentablement. Seul au monde, il a le mérite d'avoir cet éclair de lucidité qui l'incite à ne pas recommencer. Il s'applique alors pour effectuer sa touche, mais peut-être perturbés par cette idée saugrenue, ses coéquipiers ne parviennent pas à égaliser et la Roja s'impose 1-0.

3Le pied carré de l'Argentin Willy Caballero

Dernier rempart de son équipe, le gardien de but sait que la moindre erreur ou la moindre hésitation peut coûter très cher. En phase de poules face à la Croatie, le 12 juin, le portier argentin Willy Caballero a tout simplement offert un but à ses adversaires.

Elle fait sans doute partie des plus grosses boulettes de cette Coupe du monde et permet à la Croatie de prendre l'ascendant sur l'Albiceleste. À la 53e minute, sur une passe en retrait de son défenseur, Caballero tente de lober aussitôt et sans contrôle Ante Rebic. Mais le lob se transforme en passe décisive pour son adversaire qui lui, réussit parfaitement sa reprise de volée... Les Croates l'emporteront 3-0.

4Les gants en mousse de l'Uruguayen Fernando Muslera

C'est un but qui a ravi 66 millions de Français, mais pas le malheureux Fernando Muslera. En quart de finale, le 6 juillet à Nijni Novgorod, la France mène 1-0 face à l'Uruguay et les Bleus ne sont pas encore à l'abri d'une égalisation de la Celeste. Dans un match rugueux, les deux équipes se rendent coup pour coup et, à l'heure de jeu, le match bascule en faveur des Bleus.

Sur une frappe puissante mais a priori anodine d'Antoine Griezmann, le gardien Fernando Muslera semble sur la trajectoire et lève ses mains. Mais, à la stupeur générale, il ne parvient pas à repousser le ballon des deux mains, qui finit sa course dans les filets. La France mène alors 2-0, et le succès est scellé. 

5La bévue "traditionelle" de l'Espagnol David De Gea

Il disait craindre les frappes de Cristiano Ronaldo et David De Gea a malheureusement vu ses craintes se réaliser. Lors d'un des plus beaux matchs de cette Coupe du monde opposant au premier tour le Portugal à l'Espagne, le 15 juin, CR7 a profité d'une belle bévue du gardien espagnol.

Peu avant la pause, les deux équipes sont à égalité (1-1), jusqu'à ce que le capitaine emblématique de la sélection portugaise décide de décocher une frappe sèche du gauche, à l'entrée de la surface. De Gea s'agenouille, il pense avoir le temps de capter le ballon, mais celui-ci fuse, passe sous ses mains et rebondit sur son genou gauche et file au fond des filets. Un raté qui en rappelle d'autres pour les Espagnols. En finale de l'Euro 1984, le gardien de la Roja Luis Arconada avait été l'auteur d'une bévue similaire en finale face à la France. Et lors de la Coupe du monde 1998, c'est l'un de ses successeurs, Andoni Zubizarreta, qui avait été l'auteur d'une "cagade" face au Nigeria en match de poules.

6La défense décontractée du Sénégalais Idrissa Gueye

Sang-froid, relâchement, ou grosse fatigue ? Dans un match décisif face à la Colombie, le 28 juin en phase de poules, la posture quelque peu décrontractée d'Idrissa Gana Gueye, véritable cadre des Lion de la Teranga, laisse perplexe.

A la 74e minute de cette rencontre, un corner est sifflé en faveur des Colombiens. Les deux équipes se trouvent à égalité (0-0), et tout reste donc à jouer lorsque Yerri Mina trouve la faille d'une tête piquée. A y regarder de plus près, la posture de Gueye, situé au premier poteau est incroyable. Le milieu de terrain d'Everton se tient contre le poteau, les bras sur les hanches et se montre totalement passif au moment du but.

7La Panenka revisitée (et ratée) par le Russe Fyodor Smolov

L'exercice du tir au but est loin d'être simple et demande une concentration bien particulière pour le tireur. Lors de la cruelle séance de tirs au but opposant la Russie à la Croatie (2-2, 4 tab à 3), en quart de finale le 7 juillet, le premier tireur russe, Fyodor Smolov a cru bon de tenter une Panenka.


Très osé, ce tir piqué tout en douceur, nécessite une réalisation parfaite, au risque de se retrouver rapidement ridicule... C'est ce qui est arrivé à l'attaquant de Krasnodar, face au gardien croate Danijel Subasic. 

8La VAR sur le coup de coude de Ronaldo

Utilisée pour la première fois dans une Coupe du monde, l'assistance vidéo (VAR) a probablement permis de réduire le nombre d'erreurs d'arbitrage. Mais le 25 juin, lors d'Iran-Portugal (1-1), le système a aussi montré ses limites. 
"Il y a un coup de coude. Un coup de coude, c'est carton rouge", le sélectionneur de l'Iran Carlos Queiroz ne décolère pas après le match et les images lui donnent sans doute raison.


Cristiano Ronaldo a bien donné un coup de coude au défenseur Morteza Pouraliganji, mais malgré le visionnage de la séquence, l'arbitre paraguayen Enrique Cáceres décide de ne sortir qu'un carton jaune. La superstar portugaise a ainsi pu participer aux huitièmes de finale.

9 Le corner "hara-kiri" des Japonais

Les Japonais menaient 2-0 face aux Belges et tenaient leur qualification pour les quarts de finale, le 2 juillet. Puis le but de Jan Vertonghen (69e) et celui de Marouane Fellaini cinq minutes plus tard relancent complètement les Diables rouges.

Alors que l'on se dirige vers la prolongation, les Japonais tirent sans perdre une seconde un corner. Mal exécuté, il termine dans les immenses bras de Thibaut Courtois qui relance dans la foulée. À l'issue de ce contre, Nacer Chadli marque le troisième but belge, synonyme de qualification à la 94e minute. Le Japon est crucifié.

10Les roulades de Neymar

Très attendu lors de cette Coupe du monde, Neymar n'aura pas été à la hauteur de l'événement. En manque de compétition après sa blessure à la cheville le 25 février avec le PSG, le prodige brésilien a déçu les supporters de la Seleçao. Il a en revanche fait beaucoup rire sur les réseaux sociaux et le #NeymarChallenge est né.


Que ce soit contre la Suisse (1-1), le Costa Rica (2-0) et la Serbie (2-0) en phase de groupes, ou encore le Mexique (2-0) en huitièmes de finale et la Belgique (1-2) en quart, le joueur n'a pu s'empêcher de se rouler par terre au moindre contact physique avec son adversaire. La plus absurde est probablement celle contre le Mexique. Et là encore, les réseaux sociaux s'en sont donnés à cœur joie...

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