Coupe du monde 2018

La Coupe du monde de football 2018 en Russie, c'est parti ! Du 14 juin au 15 juillet, 32 équipes vont s'affronter pour décrocher le titre mondial. Parmi les favoris cette année, le Brésil, l'Espagne, l’Allemagne mais aussi l'Argentine, le Portugal et, surtout, la France. Poussés par ses stars Antoine Griezmann, Paul Pogba ou Kylian Mbappé, les hommes de Didier Deschamps nourrissent de grosses ambitions pour cette compétition internationale. D'autant qu'ils bénéficient d'un tirage a priori favorable dans un groupe C largement à leur portée composée de l'Australie, du Pérou et du Danemark.

Une forte concurrence

Mais les Bleus devront se méfier s'ils veulent faire mieux que lors de la Coupe du monde 2014, où ils avaient été éliminés en quart de finale par l'Allemagne (1-0), future championne du monde. Car outre la Mannschaft, tenante du titre et forte de nombreuses individualités comme Julian Draxler (PSG), Thomas Müller (Bayern Munich) et Manuel Neuer (Bayern Munich), d'autres équipes peuvent viser la victoire. En premier lieu le Brésil grâce à son attaque de feu composée de Neymar (PSG), Coutinho (FC Barcelone), Gabriel Jesus (Manchester City) ou William (Chelsea) et sa défense de fer menée par Thiago Silva (PSG) et Marcelo (Real Madrid). Il faudra aussi compter sur l'Espagne qui aura a cœur de faire oublier sa piteuse élimination dès les phases de poules en 2014 et l'Argentine, revancharde après son échec en finale il y a quatre ans. D'autant que ce Mondial en Russie représente sans doute pour Lionel Messi, 30 ans, la dernière chance de soulever le seul trophée majeur qui manque à sa carrière. Il aura fort à faire face à la concurrence de son rival historique, Cristiano Ronaldo (Real Madrid) qui, après avoir remporté l'Euro 2016 en France, rêve de réaliser le doublé en décrochant la première Coupe du monde pour le Portugal.

Derrière ces favoris, de nombreuses équipes espèrent tirer leur épingle du jeu surtout en l'absence de l'Italie et des Pays-Bas. Ainsi, la Belgique d'Eden Hazard fait office d'épouvantail dans cette compétition grâce à un effectif talentueux et un entraîneur adjoint qui se nomme Thierry Henry. L'Angleterre peut aussi nourrir de grosses ambitions cette année en s'appuyant sur une équipe jeune et prometteuse emmenée par Harry Kane (Tottenham), Dele Alli (Tottenham) et Raheem Sterling (Manchester City). En embuscade, on retrouve la Colombie de Radamel Falcao (Monaco) et James Rodriguez (Bayern Munich), le Sénégal de Sadio Mané (Liverpool) et l'Uruguay de Luis Suarez (FC Barcelone) et d’Edinson Cavani (PSG).

Il faudra aussi garder un œil sur certaines sélections qui, sans faire partie des favoris, pourraient bien créer quelques surprises à l'image de la Croatie, de la Serbie ou la Tunisie.

Des Bleus favoris mais sous pression

Pas de quoi toutefois effrayer l'équipe de France qui s'avance confiante dans cette compétition. Après avoir terminé premiers de leur groupe lors des éliminatoires de la Coupe du monde qui comptait la Suède, les Pays-Bas, la Bulgarie, le Luxembourg et la Biélorussie, les Bleus ont enchaîné avec une série de matchs amicaux plutôt convaincants et notamment une victoire face à l'Italie ainsi qu’un nul probant en Allemagne.

Il faut dire que Didier Deschamps s'appuie sur un groupe de 23 joueurs aussi prometteurs que talentueux. Pour le poste de gardien, il peut s'appuyer sur Alphonse Aréola (PSG), Hugo Lloris (Tottenham), Steve Mandanda (OM). En défense, la présence de Lucas Hernandez (Atlético Madrid), Presnel Kimpembe (PSG), Benjamin Mendy (Manchester City), Benjamin Pavard (VfB Stuttgart), Adil Rami (OM), Djibril Sidibé (Monaco), Samuel Umtiti (FC Barcelone), Raphaël Varane (Real Madrid) a de quoi rassurer. En milieu de terrain, le sélectionneur a misé sur N'Golo Kanté (Chelsea), Blaise Matuidi (Juventus Turin), Steven Nzonzi (FC Seville), Paul Pogba (Manchester United), Corentin Tolisso (Bayern Munich). En attaque le talent ne manque pas avec Ousmane Dembélé (FC Barcelone), Nabil Fekir (OL), Olivier Giroud (Chelsea), Antoine Griezmann (Atlético Madrid), Thomas Lemar (Monaco), Kylian Mbappé (PSG) et Florian Thauvin (OM). Une sélection qui a tout de même quelques déçus puisque le sélectionneur a préféré écarter des stars comme Adrien Rabiot (PSG), Alexandre Lacazette (OL), Anthony Martial (Manchester United), Kingsley Coman (Bayern Munich) ou Dimitri Payet (OM).

Un statut de favori qui pourrait, toutefois, peser sur les épaules de ces jeunes Français (équipe la plus jeune de la compétition) et sur Didier Deschamps. Car la pression est forte sur le sélectionneur des Bleus. Outre la ferveur populaire, il doit de plus composer avec celle du président de la République lui-même. "On n'y va pas pour participer, on y va pour gagner", a ainsi lancé Emmanuel Macron lors d'un entretien accordé à “Téléfoot”. Mais une autre ombre bien plus présente plane sur l’ancien capitaine de l’équipe de France. Celle de Zinédine Zidane. L'ancien entraîneur du Real Madrid a en effet quitté son poste à la surprise générale jeudi 31 mai. De quoi relancer les spéculations quant à sa possible nomination à la tête des Bleus en cas de mauvais résultats de Francais lors de la Coupe du monde en Russie. Une rumeur d'autant plus tenace que la France célèbre cette année les 20 ans de sa victoire face au Brésil, le 12 juillet 1998, en finale du Mondial au Stade de France.

La peur des hooligans

Mais si, sur le terrain, le spectacle devrait être au rendez-vous, de nombreuses inquiétudes planent en tribunes. La Russie fait en effet face depuis de nombreuses années à des groupes de hooligans violents, racistes et homophobes qui inquiètent les supporters étrangers. Des craintes balayées par le président russe, Vladimir Poutine, qui a souhaité rassurer les fans. "C'est avec une immense joie et un grand honneur que nous recevons les représentants de la grande famille du football", a-t-il déclaré, disant espérer une "fête remplie de passion et émotion" et une "expérience inoubliable" pour les supporters et équipes. La chaîne de télévision russe RT a publié la séquence sur Twitter.

Pas de quoi rassurer les supporters français qui ont un peu boudé cette Coupe du monde. Seuls 27 000 tickets environ ont été achetés par les fans des Tricolores alors qu'ils en avaient acheté près de 35 000 quatre ans plus tôt pour se rendre au Brésil.

L'arrivée de la vidéo

Pourtant, cette Coupe du monde ne manquera pas d'intérêt, car au-delà des enjeux sportifs, elle profitera d'une mesure inédite dans l'histoire de la compétition : la vidéo. Pour la première fois, en effet, le système d'assistance vidéo à l'arbitrage, déjà utilisé dans plusieurs pays comme la France et l'Italie, va être utilisé en Coupe du monde. Un système censé permettre aux arbitres de limiter leurs erreurs d'appréciation et de leur enlever de la pression. Problème : son utilisation est critiquée par de nombreux joueurs, arbitres et observateurs qui reprochent à la vidéo de casser le rythme des rencontres et de ne pas empêcher pour autant des erreurs d'arbitrage.

Des critiques que n'accepte pas Clément Turpin. Le seul arbitre central français retenu pour ce mondial, estime que l’assistance vidéo "mettra surtout de la justice sur le terrain". Il ne redoute pas la réaction des joueurs, bien au contraire, reconnaissant qu'il y a eu "peu de contestation", lors de plusieurs expériences qu'il a vécues. "L’arbitre de terrain va voir les images et après, une décision est prise, résume-t-il. Je n’ai pas de cas où on a vu que ça ne se passait pas bien."

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