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Coupe du monde 2018 : le Brésil solide, la Belgique renversante... Ce qu'il faut retenir de cette nouvelle journée de 8es de finale

Le troisième quart de finale opposera le Brésil à la Belgique. Neymar et Firmino ont réussi à se défaire du piège mexicain, tandis que Chadli a délivré les Diables rouges au bout du temps additionnel lors du match face au Japon.

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France Télévisions
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Romelu Lukaku, Thomas Meunier et Nacer Chadli (de gauche à droite) exultent après le but qui a qualifié la Belgique au dépend du Japon, lundi 2 juillet 2018 à Rostov (Russie). (JACK GUEZ / AFP)

Après les récentes déconvenues des Allemands, Espagnols, Portugais ou Argentins, le Brésil avait de quoi aborder son quart de finale contre le Mexique, lundi 2 juillet à Samara, avec inquiétude. Mais malgré leur allant, les hommes de Juan Carlos Osorio quittent la Coupe du monde à cause de Neymar et Firmino.

De leur côté, les Japonais sont tombés de haut : après avoir mené 2-0 face à la Belgique à la surprise générale, les coéquipiers de Hiroki Sakai ont vu les Diables rouges revenir au score, puis prendre l'avantage à la dernière seconde. Voici ce qu'il faut retenir de cette nouvelle journée de Coupe du monde.

Les résultats du jour

Brésil-Mexique : 2-0. Le gardien mexicain Guillermo Ochoa a une nouvelle fois tenté de repousser l'échéance, rien n'y a fait. Après une mi-temps intense mais sans but, un coup d'éclat de Neymar a envoyé le Brésil en quart de finale. De retour des vestiaires, l'attaquant du PSG a réussi une belle talonnade pour décaler Willian avant de parfaitement couper la trajectoire pour propulser le ballon au fond des filets (51e minute). La star de la Seleção a éteint tout espoir pour les Mexicains à la 88e minute, en adressant une passe décisive à Firmino.

Belgique-Japon : 3-2. Quel match, et quelle désillusion pour les Samuraïs Blue ! Après une première mi-temps au cours de laquelle le Japon a réussi à museler une Belgique dominatrice mais sans solution, les Diables rouges ont craqué à deux reprises à la surprise générale en seconde période. Grâce à deux frappes d'une précision chirurgicale, Haraguchi (48e) et Inui (52e) ont permis au Japon de prendre l'avantage. Hazard et ses coéquipiers ont longtemps paru sonnés, avant que Jan Vertonghen ne remette les Belges dans le sens de la marche grâce à un but inscrit d'une tête qui semblait pourtant anodine (69e). Marouane Fellaini a égalisé, également de la tête, cinq minutes plus tard, avant que Nacer Chadli n'inscrive le but qualificateur au bout des arrêts de jeu (94e).

Les qualifiés du jour

Le Brésil a donc tenu son rang en venant à bout d'un Mexique avenant, mais manquant de tranchant. La Seleção, qui disputera pour la 17e fois les quarts de finale lors des 19 dernières éditions de la Coupe du monde, affrontera une Belgique sans aucun doute galvanisée par sa victoire à l'arrachée. Le match aura lieu vendredi 6 juillet à 20 heures à Kazan.

La phrase du jour

C'est une honte pour le football.

Juan Carlos Osorio

en conférence de presse

Sans jamais nommer Neymar, le sélectionneur mexicain a accusé "un seul joueur" brésilien de jouer la "comédie" lors des contacts. "L'arbitrage a trop souvent arrêté le jeu pour trop de fausses fautes, par exemple quatre minutes à un moment, c'est un mauvais exemple pour le monde et tous les enfants qui regardent le match", a-t-il lancé, en référence à l'action de la seconde période où Miguel Layun a touché la cheville droite de Neymar avec ses crampons, un geste non sanctionné par l'arbitre mais critiquable.

Le tweet inspiré du jour 

Chida Junsei est un illustrateur japonais passionné de ballon rond, qui n'hésite pas à tirer de jolis dessins des différentes affiches depuis le début de la compétition. Voici son œuvre du jour, dans laquelle Neymar défie du regard un Chicharito version Super Sayan, et où on voit le Samuraï Blue Yuya Osako loin d'être impressionné par l'armada belge. 

L'homme du jour

Après une première mi-temps séduisante mais stérile, Neymar a fait sauter le verrou mexicain en coupant parfaitement la trajectoire d'un centre de l'ailier de Chelsea Willan. Pour inscrire le sixième but en Coupe du monde de sa carrière, la star du PSG a eu besoin de seulement 36 tirs. Cristiano Ronaldo et Lionel Messi ne peuvent pas en dire autant.

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L'évolution capillaire de Neymar entre le premier match du Brésil contre la Suisse, le 17 juin 2018 (à gauche), et le dernier en date contre le Mexique, le 2 juillet 2018 (à droite). (JOE KLAMAR / GABRIEL BOUYS / YURI CORTEZ / EMMANUEL DUNAND / AFP)

Quatre matchs, trois ambiances pour la coupe de cheveux de Neymar. Après un début de tournoi marqué par une fantaisie capillaire marquée, le prodige brésilien a finalement choisi la sobriété pour commencer les matchs à élimination directe. De là à dire que c'est cette décision qui a été à l'origine de son efficacité lors du match contre le Mexique, il n'y a qu'un pas que la rédaction de franceinfo.fr a décidé de franchir allègrement.

Les stats à sortir demain pour briller à la machine à café

• Vétéran du Mexique, Rafael Márquez était titulaire face au Brésil, une première pour lui depuis le début de la compétition. De quoi faire du solide défenseur de 39 ans le premier joueur de champ à débuter un match dans cinq Coupes du monde différentes. Pas mal.

• L'histoire se répète pour le Mexique. Pour la septième fois consécutive, le Tricolor est éliminé du Mondial en huitième de finale. Une série en forme de malédiction.

• On attendait un festival offensif, mais le Brésil brille d'abord par sa défense de fer dans la compétition. Les coéquipiers de Thiago Silva n'ont pas leur égal pour empêcher leurs adversaires de tirer au but, avec seulement cinq tirs cadrés subis depuis le début du Mondial.

• Le Japon risque de pleurer longtemps sa cruelle défaite. Maigre consolation : avec 6 pions inscrits depuis le début du tournoi, ils ont été la séléction japonaise la plus prolifique de l'Histoire.

• En gagnant un match à élimination directe dans lequel ils étaient menés 0-2, les Belges ont aussi fait sensation. C'est bien simple : il fallait remonter à 1970 pour retrouver un tel scénario. L'Allemagne avait alors battu l'Angleterre.

Qu'est-ce qu'on fait mardi ?

On boucle les 8es de finale de la compétition, en commençant à 16 heures avec Suède-Suisse. Les deux équipes se sont appuyées sur les mêmes forces collectives (solidité et organisation) et individuelles (Shaqiri, Xhaka côté helvète, Granqvist, Forsberg chez les Scandinaves) pour atteindre ce niveau. Mais la dynamique est plutôt du côté de la Suède, notamment grâce à leur succès contre le Mexique (3-0) qui leur a permis de se qualifier au détriment de l'Allemagne.

A 20 heures, direction Moscou pour Colombie-Angleterre. Côté Cafeteros, on croise les doigts en espérant récupérer la star James Rodriguez, à nouveau touchée à un mollet face au Sénégal. Les Britanniques pourront pour leur part compter sur leur capitaine Harry Kane, meilleur buteur de la Coupe du monde avec cinq réalisations, qui a pu se reposer lors de la défaite face à la Belgique.

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