Coupe du monde 2018 : le Brésil à l'arraché, le Nigeria à la relance, la Suisse au finish... Ce qu'il faut retenir de cette 9e journée

Grands favoris de la compétion, les Brésiliens ont dû attendre les arrêts de jeu pour remporter leur premier match du Mondial, vendredi. 

Le Brésilien Coutinho félicité par Neymar et ses coéquipiers après son but face au Costa Rica le 22 juin 2018, dans le stade de Saint-Pétersbourg (Russie).
Le Brésilien Coutinho félicité par Neymar et ses coéquipiers après son but face au Costa Rica le 22 juin 2018, dans le stade de Saint-Pétersbourg (Russie). (WILTON JUNIOR / ESTADAO CONTEUDO)

Un grand ouf de soulagement. Les Brésiliens ont dû attendre les arrêts de jeu, vendredi 22 juin, face au Costa Rica pour décrocher leur première victoire lors de cette Coupe du monde en Russie. Un match qui a longtemps ressemblé à un chemin de croix pour Neymar et ses coéquipiers tant les Costaricains leur ont posé des problèmes. De son côté, le Nigeria s'est bien relancé après son succès 2-0 face à l'Islande. Une victoire qui permet à l'Argentine, balayée 3-0 jeudi par la Croatie, de rêver encore de se sortir de ce groupe D. Enfin, la Suisse est venue au bout de la Serbie en l'emportant 2-1.

Les résultats du jour

Brésil-Costa Rica : 2-0. Le Brésil a ramé pour battre de valeureux Costariciens et tromper Keylor Navas, leur gardien longtemps infranchissable. Après une première période insipide, les coéquipiers d'un Neymar nerveusement à cran, qui a été averti pour un geste d'humeur, ont plusieurs fois buté sur le portier du Real Madrid. La lumière est finalement venue dans les arrêts de jeu, grâce à Coutinho, opportuniste pour reprendre un ballon qui traînait dans la surface (90+1). Six minutes plus tard, Neymar a inscrit le but du break, son premier de la compétition. Au coup de sifflet de final, la pression retombée, la star du PSG a craqué et a pleuré toutes les larmes de son corps. Un succès précieux dans ce groupe E plus compliqué que prévu pour les Brésiliens.

Nigeria-Islande : 2-0. Les Super Eagles ont enfin pris leur envol. Après un premier match raté face à la Croatie (défaite 2-0), les Nigérians se sont repris face à l'Islande en s'imposant 2-0. Une victoire qu'ils doivent à leur attaquant Musa, qui a inscrit deux jolis buts, et au milieu de terrain islandais Sigurdsson, qui a raté son penalty accordé à la 80e minute. Ce résultat redonne de l'espoir aux Argentins, qui peuvent encore se qualifier dans ce groupe D en remportant leur match face aux Nigérians, mardi 26 juin.

Serbie-Suisse : 1-2. La Serbie avait pourtant le score grâce à une tête de Motrovic, mais ils se sont relâchés et ont laissé les Suisses revenir dans la partie. Dans un match au rythme élevé, les hommes de Vladimir Petkovic ont réussi à prendre le jeu à leur compte au fil de la partie. Grâce notamment à une excellente deuxième période, la Natie a fini par emporter les trois points avec deux beaux buts de Xhaka et Shaqiri. Tout reste ouvert dans ce groupe E et le match entre le Brésil et la Serbie, mercredi prochain, va valoir très cher.

La phrase du jour

Diego Simeone, l'entraîneur argentin de l'Atlético Madrid, n'est pas tendre avec l'Albiceleste et Lionel Messi après la déroute contre la Croatie. "Cette défaite, c’est la conséquence de la gestion de ces quatre dernières années. C’est l’anarchie. Il n’y a pas de leader. Chez les dirigeants comme sur le terrain. L’équipe est perdue. Elle a joué de la même façon que contre l’Islande. Cette équipe va mal", aurait déclaré Simeone à son adjoint dans une conversation privée qui a filtré dans les médias argentins.

Outre cette pierre lancée dans le jardin de Jorge Sampaoli, Diego Simeone s'est lâché sur le cas Messi. Dans l'éternel débat qui oppose "la Pulga" à Ronaldo, "El Cholo" a tranché et sa réponse peut surprendre : "Messi est très bon, mais il est très bon parce qu’il est entouré [au Barça] de joueurs extraordinaires. Mais si tu dois choisir entre Messi et Ronaldo pour une équipe normale, tu prends qui ?", s'est-il interrogé.

Le tweet (solidaire) qui nous a touchés

C'est une photo, prise le week-end dernier, qui a beaucoup circulé à l'occasion du match entre le Nigeria et l'Islande. L'équipe nordique a posé avec un maillot floqué "Ikeme", du nom du gardien nigérian Carl Ikeme. Après avoir participé à plusieurs matchs de qualifications avec les "Super Eagles", ce dernier a été privé d'une première participation en Coupe du monde en raison d'une leucémie diagnostiquée l'été dernier. "Nous sommes tous avec toi, Carl Ikeme", a écrit l'Islandais Jon Dadi Bodvarsson.

L'homme (malheureux) du jour

Luis Felipe Gomez pensait profiter tranquillement du match Colombie-Japon, bière à la main mardi 19 juin. Ce Colombien a été filmé, avec un petit groupe de supporters des Cafeteros, en train de boire de l'alcool habilement caché dans une paire de fausses jumelles. Ils ont réussi à déjouer la sécurité russe et s'en félicitent.

Une vidéo devenue virale, qui est revenue jusqu'aux yeux d'Avianca, la compagnie aérienne colombienne, l'employeur de Luis Felipe Gomez où il est directeur régional des ventes en Europe et en Asie. La réaction n'a pas tardé : Luis Felipe Gomez a été licencié pour avoir "enfreint les règles de la Coupe du monde" avec un comportement "allant à l’encontre des principes et des valeurs de l’entreprise", rapporte le site colombien lafm.com (en espagnol).

L'image qu'il n'est pas trop tard de partager sur les réseaux sociaux

L\'attaquant brésilien Neymar se voit refuser un penalty après l\'utilisation de la vidéo par l\'arbitre lors du match face au Costa Rica, le 22 juin 2018 au stade de Saint-Petersburg (Russie).
L'attaquant brésilien Neymar se voit refuser un penalty après l'utilisation de la vidéo par l'arbitre lors du match face au Costa Rica, le 22 juin 2018 au stade de Saint-Petersburg (Russie). (GIUSEPPE CACACE / AFP)

Neymar vit un début de Coupe du monde compliqué. Brouillon lors du premier match du Brésil face à la Suisse, la star du PSG a longtemps peiné face à la défense du Costa Rica. Mais alors que la Seleçao s'embourbait dans un 0-0 frustrant, l'attaquant auriverde a bien cru se transformer en sauveur à la 78e lorsqu'il s'est effondré, avec emphase, dans la surface costaricaine.

Penalty ? Raté. Car après avoir indiqué le point de penalty, l'arbitre de la rencontre décidé de consulter l'assistance vidéo (la désormais célèbre VAR). Après analyse des images, Björn Kuipers est revenu sur sa décision face à l'exagération (ou carrément à la simulation, selon les points de vue) de Neymar. Un coup de théâtre sans conséquence pour le Brésil, qui a fini par s'imposer 2-0 dans les arrêts de jeu grâce notamment à un but de... Neymar à la 97e minute. 

La stat à sortir demain pour briller à la machine à café

Direction les quarts de finale pour les Bleus. Vous en doutez ? Depuis 1934, l'équipe de France a systématiquement atteint au moins les quarts de finale de la Coupe du monde lorsqu'elle est sortie des phases de poule. Les Bleus ont ainsi participé à 14 des 20 éditions du Mondial. A six reprises, ils ont été éliminés au premier tour (1930, 1954, 1966, 1978, 2002 et 2010). En revanche, les huit fois où les Tricolores se sont hissés hors des phases de groupes, ils sont allés loin. Par loin, nous entendons les quarts de finale.

C'est simple, hormis en 1934, où elle est sortie en huitième de finale, elle a toujours atteint au moins les quarts. Elle a été éliminée à ce stade en 1938 et 2014. Le reste du bilan ? Trois demi-finales (1958, 1982, 1986), une finale perdue (2006) et un titre (1998). Et en 2018 ? 

Qu'est-ce qu'on mate (et qu'on zappe) demain ?

Ne prévoyez rien samedi soir car vous pourrez rater un drôle de tremblement de terre sur la planète football : l'élimination du champion du monde en titre, l'Allemagne. En cas de défaite face à la Suède, et si dans le même temps le Mexique ne perd pas contre la Corée du Sud, la Mannschaft serait éliminée après deux rencontres. Les deux autres matchs, Belgique-Tunisie et Mexique-Corée du Sud, sont plus dispensables même si les Belges, avec leur potentiel offensif, pourraient faire des étincelles contre la Tunisie.