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Coupe du monde 2018 : de l'ennui, des tirs au but et des arrêts de jeu encore décisifs... Ce qu'il faut retenir des derniers 8es de finale

Le dernier quart de finale opposera la Suède à l'Angleterre. Emil Forsberg a libéré les Blagult d'une frappe contrée, tandis que les Anglais ont dû attendre la séance de tirs au but, mardi soir, pour se défaire de rugueux Colombiens.

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Harry Kane célèbre son but inscrit sur penalty face à la Colombie, mardi 3 juillet 2018 à Moscou (Russie). (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

Intraitables Suédois. Après s'être défaits de l'Italie en barrages et de l'Allemagne lors des matchs de poules, les Blagult (Bleus-Jaunes) ont écarté sans broncher, en huitièmes de finale de Coupe du monde, une équipe bien démunie, mardi 3 juillet à Saint-Pétersbourg.

Les Anglais ont pour leur part eu peur jusqu'au bout. Rejoints par la Colombie à la fin du temps réglementaire, ils ont dû attendre les tirs au but et un arrêt de Pickford pour assurer leur qualification en quarts de finale. Franceinfo résume pour vous cette dernière journée de huitièmes de finale.

Les résultats du jour

Suède-Suisse : 1-0. La première mi-temps fût plaisante et équilibrée. Malhabiles devant le but, les Suédois n'ont pas ménagé leurs efforts pour contenir brillamment les assauts suisses. De leur côté, les Helvètes peuvent remercier leur gardien, Yann Sommer, auteur d'une belle parade peu avant la demi-heure de jeu. Au retour des vestiaires, les deux formations ont longtemps rivalisé de maladresse, avant que le Suédois Forsberg ne parvienne à ouvrir le score à la 71e minute, bien aidé par une déviation du Suisse Akanji. Incapable de sonner la révolte malgré une possession de balle très favorable, la Nati aurait même pu voir le score s'alourdir si l'assistance vidéo n'avait pas incité l'arbitre à accorder un coup franc plutôt qu'un penalty aux Suédois dans le temps additionnel.

Colombie-Angleterre : 1-1 (3-4 tab). Présentée comme la belle affiche du jour, la rencontre entre les Cafeteros et les Three Lions a mis du temps à tenir ses promesses. Après quelques minutes pied au plancher, les deux formations se sont surtout distinguées par leur manque de solutions offensives et leur capacité à réclamer de nombreuses fautes. L'ambiance s'est encore davantage électrisée après la pause, avec une pluie de cartons jaunes, surtout du côté colombien. Harry Kane a d'ailleurs profité d'une faute idiote de Carlos Sanchez pour inscrire un but sur penalty (57e).

Alors que les Colombiens semblaient démunis et l'élimination proche, le gigantesque (1,95 m) défenseur Yerry Mina a inscrit lors des arrêts de jeux le but de l'égalisation. Sonnés, les Britanniques ont semblé moins fringuants lors des prolongations et n'ont pu échapper à une séquence de tirs au but pleine de rebondissements. Un bel arrêt du guardien d'Everton Jordan Pickford a finalement permis aux Three Lions d'empocher leur ticket pour les quarts de finale, pour la première fois depuis 2006.

Les qualifiés du jour

Sans vedette, sans génie mais solide défensivement et collectivement, la Suède affrontera en quarts une équipe d'Angleterre galvanisée par son retour au premier plan sur la scène mondiale. Reste à voir comment les Three Lions, peu inspirés offensivement, parviendront à se défaire d'une défense disciplinée et rigoureuse comme celle des Suédois. Le match aura lieu samedi à 16 heures (heure de Paris) à Sotchi.

La phrase du jour

Ce que nous réussissons à faire me donne presque envie de pleurer.

Emil Forsberg, milieu offensif suédois

en conférence de presse

Homme providentiel du match contre la Suisse, le buteur suédois ne masquait pas son émotion, déclarant que son équipe l'avait emporté "d'une façon extraordinaire". "C'est important de croire en ce que nous faisons. Nous avons confiance en nous et si nous faisons ce que nous devons faire en attaque et en défense, cela paye", a-t-il ajouté.

Le tweet (nostalgique) du jour

Quelle belle compétition internationale de balle au pied nous avons là ! Sur Twitter, un internaute a relevé avec malice qu'avec les qualifications en quarts de finale du Brésil, de la France, de la Suède et de l'Uruguay, les nations historiques du ballon rond étaient bien représentées dans la phase finale de ce Mondial.

Notons tout de même, pour pinailler, que l'Uruguay n'était pas qualifié à ce stade de la compétition en 1958, contrairement à la Coupe du monde précédente.

Le grand absent du jour

Un seul être vous manque et tout est libéré. Sans l'emblématique Zlatan Ibrahimovic, la Suède a réussi à atteindre les quarts de finale d'un Mondial pour la première fois depuis son épopée américaine de 1994. Vous avez dit encombrant ?

L'image qu'il n'est pas trop tard de partager sur les réseaux sociaux

Conseil tourisme : pensez à porter un imperméable si vous voulez regarder un match de l'Angleterre au Boxpark, bar situé au sud de Londres.

Les stats à sortir demain pour briller à la machine à café

• Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. Avant de trouver le chemin des filets pour qualifier son équipe pour les quarts de finale, le numéro 10 suédois avait tenté sa chance à quatorze reprises durant ce Mondial. Une statistique en forme de leçon de vie. 

• Caramba, encore raté ! En quittant la compétition lors des huitièmes de finale, la Suisse a perpétué une triste tradition : sa dernière qualification pour les quarts remonte à 1954, lorsqu'elle organisait la Coupe du monde.

• Mais où s'arrêtera Harry Kane ? L'avant-centre britannique a conforté son statut de meilleur buteur du tournoi en inscrivant un sixième but sur penalty. De quoi faire de lui le meilleur artificier de l'histoire des Three Lions lors d'une Coupe du monde, à égalité avec Gary Lineker.

• Bim, bam, boum. Le colosse colombien Yerry Mina a inscrit face à l'Angleterre son troisième but de la tête depuis le début de la compétition. Un record depuis seize ans.

Qu'est-ce qu'on fait mercredi et jeudi ?

On récupère ! Rendez-vous vendredi pour les deux premiers quarts de finale de la compétition, qui sont aussi aussi les deux plus belles affiches sur le papier. On commencera pied au plancher à 16 heures, puisque la France affrontera l'Uruguay. L'attaquant de la Celeste, Edinson Cavani, est toujours incertain en raison d'une blessure au mollet gauche. Lundi soir, sa sélection avait annoncé qu'il souffrait d'une "lésion" "sans déchirure de fibres musculaires" au mollet gauche, sans préciser s'il serait rétabli ou non pour le match disputé à Nijni Novgorod.

L'autre gros choc, programmé à 20 heures (heure de Paris) à Kazan, opposera le Brésil à la Belgique. Si la "génération dorée" belge a inquiété les observateurs en défense face au Japon, ses talents individuels devant, à l'image du quatuor Hazard-De Bruyne-Mertens-Lukaku, et surtout la qualité de son banc, offrent toutefois des solutions au sélectionneur Roberto Martinez pour créer l'exploit face au quintuple champion du monde.

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