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Un grand vainqueur et beaucoup de perdants dans les Pyrénées

A la sortie du triptyque pyrénéen de ce 102e Tour de France, le grand ménage a été fait parmi les prétendants à la victoire ou simplement au podium. Le coup de balai a été donné par Chris Froome dans La Pierre-Saint-Martin avant de contrôler ses rivaux à Cauterets et au Plateau de Beille. Exit Nibali, Péraud, Bardet, Pinot.
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France Télévisions
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Froome met ses rivaux au pas
La première semaine avait donné le ton d’une équipe Sky au dessus du lot. Une seule ascension a suffi pour faire de Chris Froome l’unique patron de la course. Plusieurs tours de manivelle à 110 coups / minute qui ont éparpillé les rivaux du Britannique aux quatre coins de La Pierre-Saint-Martin. Nairo Quintana et Tejay Van Garderen ont cédé environ trois minutes. Contador une de plus et Nibali presque sept. Si Froome avait voulu écraser le Tour, c’était réussi. qu’il n’est « même pas le petit frère » du Nibali de 2014.

Gallopin, Barguil, Rolland supplantent Pinot
On attendait monts et merveilles de Thibaut Pinot sur ce Tour 2015. A son aise au Tour de Romandie et au Tour de Suisse, le Franc-Comtois avait débarqué à Utrecht bourré d’ambition. Largué avant les Pyrénées, il finissait de sombrer dans La Pierre-Saint-Martin. « Je sais qu’à la pédale c’est fini, reconnaissait-il à l’arrivée au sommet. Je suis arrivé au pied. Les pulsations sont montées à 200, raconte Pinot. J’ai eu un point de côté au bout de deux kilomètres. J’étais dans le rouge, ce n’était pas la peine. » La nature ayant horreur du vide, il a été remplacé par Tony Gallopin (8e), Warren Barguil (11e) et Pierre Rolland (16e). Aucun ne peut viser le Top 5 mais les voir jouer dans la cour des grands. Le premier se découvre en haute montagne. Le deuxième n’a aucun complexe et, malgré une chute, impressionne. Quant au grimpeur d’Europcar, il fait regretter ses minutes perdues dans les bordures en première semaine.

AG2R en déroute
L’autre déception tricolore vient d’AG2R-La Mondiale. Placée avant le début de la montagne et boostée par le succès d’Alexis Vuillermoz au Havre, l’équipe de Vincent Lavenu allait s’éclater. Elle a implosé. Touchée par des bobos variés, elle a sombré dès la première étape à La Pierre-Saint-Martin. Deux abandons (Van Summeren et Gastauer) et la faillite de ses deux leaders Jean-Christophe Péraud et Romain Bardet. Seul ce dernier a relevé la tête au Plateau de Beille en participant activement à l’échappée vainqueur. Troisième au sommet, il montre la voie à des coéquipiers en plein doute.

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