Paris-Roubaix : sur un nuage, Christophe Laporte aborde l'Enfer du Nord gonflé à bloc

Vainqueur d'étape et maillot jaune trois jours sur Paris-Nice, deuxième sur Gand-Wevelgem et le Grand Prix E3, Christophe Laporte aborde Paris-Roubaix, dimanche, avec le plein de confiance.

Article rédigé par
Maël Russeau - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Christophe Laporte en reconnaissance sur les pavés du Tour des Flandres, le 31 mars 2022 en Belgique. (DIRK WAEM / BELGA MAG via AFP)

Il voit la vie en jaune. Après huit années chez Cofidis, Christophe Laporte connaît le meilleur début de saison de sa carrière au sein de la Jumbo-Visma, l'équipe en vogue ces dernières années. Aligné sur Paris-Roubaix, dimanche 17 avril, au côté de Wout Van Aert, le Varois espère une nouvelle fois briller et, pourquoi pas, faire mieux que sa sixième place l'an dernier dans l'Enfer du Nord.

"On a fait un stage de trois semaines en altitude, je n'avais jamais fait ça de ma carrière. On optimise tous les points sur le matériel et l'entraînement", avait expliqué Christophe Laporte, après avoir remporté, sur Paris-Nice, sa première victoire sur le circuit UCI, le 6 mars. Le Français paraît métamorphosé depuis qu'il a troqué la tunique rouge contre l'ensemble jaune et noir. 

Sa victoire à Mantes-la-Ville en est le meilleur exemple. Connu pour ses qualités de sprinteur, c'est finalement comme un puncheur qu'il a décroché la timballe. Dans une bosse qui paraissait anodine vu les qualités des coureurs présents dans le peloton, le natif de la Seyne-sur-Mer avait fait exploser tout le monde, sauf ses coéquipiers Wout Van Aert et Primoz Roglic. Un coup de force remarqué par ses deux leaders, qui lui avaient laissé franchir la ligne en premier pour prendre le maillot jaune.

Vainqueur à Roubaix ?

Fin février, sa première sortie sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne avait déjà été remarquée. Présent parmi les fuyards, Christophe Laporte avait été repris à quelques hectomètres de la ligne avant de se classer huitième. Quelques semaines plus tard, c'est sur le Grand Prix E3 qu'il a bluffé tout le monde. "Wout est monté à bloc et j’étais le seul à pouvoir le suivre", avait-il résumé à l'arrivée. Dans la roue de son leader du jour, le Varois avait pris la deuxième place sur cette classique avant de réitérer la semaine suivante sur Gand-Wevelgem, cette fois battu par la sensation Biniam Girmay.

Cette évolution n'a pas surpris un observateur avisé, Patric Lefévère, le patron de la Quick-Step si impressionnante généralement sur les classiques : "Il suffit de regarder ses places sur ces courses-là ces dernières années pour comprendre qu'il pouvait arriver un jour à ce niveau", expliquait-il à L'Equipe en mars dernier. Et de poursuivre : "On ne fait pas deuxième d'A Travers les Flandres (en 2012), et quatrième de Gand-Wevelgem (en 2018) par hasard.

Van Aert en équipier

Sur Paris-Roubaix, Christophe Laporte sera l'une des cartouches de la formation néerlandaise. Wout Van Aert, qui se remet d'une infection au Covid-19, sera bien présent, mais il a lui-même indiqué qu'il jouerait le rôle d'équipier. Laporte devrait donc avoir sa carte à jouer dans l'Enfer du Nord. Sa pointe de vitesse et son agilité sur les pavés, combinées à son début de saison en fanfare, font de lui l'un des favoris naturels pour lever les bras sur le Vélodrome de Roubaix. Sixième l'an dernier, le Tricolore, qui n'en finit plus d'étonner, souhaite faire mieux, mais la concurrence sera rude et il faudra sentir les coups. Ça tombe bien, depuis le début de saison, Christophe Laporte a déjà montré à plusieurs reprises qu'il avait du nez.

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