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Sagan, Bouhanni, Degenkolb, Valverde, Froome: les hommes de la saison

La saison cycliste touche quasiment à sa fin, l'occasion de se retourner sur une année 2015 riche en émotions. Entre le phénomène Sagan, les révélations Degenkolb et Aru et les confirmations Valverde et Froome, les Français ont tenté de se faire une place dans la hiérarchie mondiale.
Article rédigé par
France Télévisions
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John Degenkolb, Peter Sagan et Fabio Aru, vent de fraîcheur sur le cyclisme mondial

L’homme de l’année : Peter Sagan

Les révélations : John Degenkolb et Fabio Aru  

Question : combien de cyclistes ont remporté Milan-San Remo et Paris-Roubaix la même année ? Trois. Cyrille Van Hauwaert en 1908 (!), Sean Kelly en 1986 et John Degenkolb en 2015. En deux sprints parfaitement menés, l’Allemand de 26 ans est entré dans l’histoire du cyclisme. Sprinteur doué à ses débuts, Degenkolb est de plus en plus à l’aise sur les classiques (Vattenfall Cyclassics et Paris-Tours en 2013, Gand-Wevelgem en 2014). Dans l’ombre de Kittel les années précédentes, "Dege" a profité de la saison moyenne de son coéquipier pour prendre toute la place chez Giant, au point d’éjecter son encombrant aîné. Et si la terreur des classiques, c’était lui désormais ? On aimerait tellement assister à des duels dantesques entre Sagan et lui sur les prochaines années…   

Ses assauts répétés sur les pentes de l’avant-dernière étape de la Vuelta 2015 pour décramponner Tom Dumoulin ont enthousiasmé les foules. Fabio Aru avait pris rendez-vous avec le cyclisme mondial en montant sur le podium (3e) du Giro 2014. Sa deuxième position sur le Tour d’Italie cette saison avait confirmé ce que l’on pensait de l’Italien d’Astana : un énorme talent. Coureur offensif, Aru a tout pour s’inscrire dans la grande lignée des grimpeurs italiens et prendre la succession d’un Nibali moins en verve en 2015.

Les confirmations : Valverde et Froome

Les Français 

Il a manqué la très grande victoire au cyclisme français pour passer d’une très belle saison à une saison exceptionnelle. Dans cette optique, Nacer Bouhanni a connu une année 2015 frustrante avec dix succès au compteur mais seulement deux en World Tour (Critérium du Dauphiné) et des chutes qui ont gâché le deuxième semestre. Le gain de l'Europe Tour vient donner une belle note finale à l'ensemble. Thibaut Pinot a lui confirmé qu’il était l’un des tous meilleurs au monde en montagne (4e sur Tirreno, en Romandie et en Suisse). Son succès à l’Alpe d’Huez restera comme le plus beau succès tricolore de l’année cycliste.  

Comme en 2013, Romain Bardet a terminé premier français du Tour (9e). Pas mal mais pas à la hauteur des ambitions d’un garçon qui ne sera jamais rassasié. Ascète, bourreau de travail, Bardet a pris une belle sixième place à Liège-Bastogne-Liège avant de briller sur le Dauphiné (6e et une étape). Sa fin de saison est plus anecdotique mais il a encore franchi un pallier tout comme Tony Gallopin, l’homme placé. 6e à Paris-Nice (avec une étape), 9e à Milan-San Remo, 6e à l’Amstel, 7e aux Mondiaux et 7e en Lombardie, le coureur de la Lotto-Soudal est partout. Trop ? L’avenir nous le dire mais Gallopin est sans doute l’un des Français les mieux placés pour remporter un monument dans un avenir proche. L’avenir, il appartient aussi à Julian Alaphilippe. Le printemps du coureur français est à couper le souffle : 7e de l’Amstel, 2e de la Flèche, 2e à Liège et 2e du Tour de Californie. Ahurissant pour un gamin (23 ans) passé pro en 2014. 

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