Mondiaux de cyclisme : Alaphilippe, Ferrand-Prévot, Sarrou… Les Français à suivre à Glasgow

Plus de 200 titres de champions du monde seront décernés à Glasgow entre le 3 et le 13 août, et les Bleus disposent de sérieux candidats aux maillots arc-en-ciel.
Article rédigé par Adrien Hémard-Dohain, franceinfo: sport - De notre envoyé spécial
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 4 min
Julian Alaphilippe, Pauline Ferrand-Prévot et Jordan Sarrou, trois Français qui rêvent de redevenir champion du monde à Glasgow. (AFP)

Pendant dix jours, Glasgow aura l’accent Français. Du 3 au 13 août prochain, la plus grande ville écossaise accueille les premiers “Super” championnats du monde de cyclisme. Au programme, tout ce qu’il se fait ou presque sur un vélo : route, piste, VTT et BMX. Deux cents titres seront décernés en 10 jours, à un an des Jeux olympiques. Et, bonne nouvelle, la France devrait en récolter quelques-uns, grâce à ses nombreuses têtes d’affiche.

Route : des outsiders de choix 

Forte de trois médailles, dont deux titres, sur les trois dernières éditions, l’équipe de France masculine de cyclisme sur route sera forcément attendue sur ces Mondiaux. Pour espérer un nouveau résultat, le sélectionneur Thomas Voeckler s’est donné les moyens, avec une équipe qui disposera de plusieurs cartouches. Sacré en 2020 et 2021, Julian Alaphilippe sera la figure de proue, après un Tour de France frustrant mais durant lequel il a toujours été à l’attaque. A ses côtés, Christophe Laporte sera un co-leader de choix, notamment si le titre se joue au sprint, tout comme Bryan Coquard, dans une moindre mesure.

Venus comme coéquipiers à Glasgow, Valentin Madouas et Benoit Cosnefroy pourraient tirer profit de mouvements de course pour créer la surprise. Sur le contre-la-montre, Rémi Cavagna, champion de France en titre sur le chrono, peut lui aussi viser une médaille. Chez les hommes, c’est donc une équipe dense qui s’avance, et porteuse de véritables espoirs de médailles. Côté féminin, après un Tour de France femmes conclu sans la moindre victoire, les trois coureuses attendues seront Juliette Labous (Team DSM, 5e du Tour), l’expérimentée Audrey Cordon-Ragot (Human Powered Health), et Cédrine Kerbaol (Ceratizit-WNT).

VTT : les Français(e)s font peur

L’échec du zéro médaille récoltée aux Jeux de Tokyo reste frais, mais le VTT tricolore se porte pourtant bien, et peut nourrir de grandes ambitions à ces Mondiaux. En cross-country, les deux étoiles françaises, Loana Lecomte (2e de la Coupe du monde) et Pauline Ferrand-Prévot (13 titres de championne du monde), sont les épouvantails du circuit féminin, avec la Néerlandaises Puck Pieterse. Chez les hommes, Jordan Sarrou (champion du monde 2020) mène actuellement la Coupe du monde, sans oublier Victor Koretzky, Joshua Dubau ou Thomas Griot, capables de tout sur une course.

En VTT descente, discipline non olympique, la France domine le circuit depuis des années. Blessée, la tête d’affiche Amaury Pierron, tenant du titre et vainqueur de la Coupe du monde 2018 et 2022, ne sera pas au rendez-vous. Mais les Bleus pourront tout de même compter sur Loïc Bruni et Loris Vergier (entre autres), qui font partie des quatre premiers en Coupe du monde, pour aller chercher le maillot arc-en-ciel sur la piste de Fort William, au nord de l’Ecosse. Actuelle sixième de la Coupe du monde, Marine Cabirou peut aussi rêver d’un podium. 

Piste : des valeurs sûres, et des paris

On ne se mouille pas trop en écrivant que la Marseillaise devrait résonner au vélodrome de Glasgow. Reste à savoir dans quelle discipline, puisque le cyclisme sur piste en regorge. Mais que ce soit en sprint ou en endurance, les espoirs français de médailles sont nombreux, et justifiés. Du côté de la vitesse, Mathilde Gros défendra son titre au sprint, tout en visant une première couronne mondiale en keirin, tandis que Marie-Divine Kouamé remettra en jeu le sien sur 500 m. Chez les hommes, les multi-médaillés européens Sébastien Vigier et Melvin Landerneau viseront, eux, un premier maillot arc-en-ciel.

Mais c’est bien du côté de l’endurance que les chances de médailles sont les plus nombreuses, notamment dans l’équipe masculine. Tenant du titre en omnium et à l’américaine, Benjamin Thomas sera le principal Français à suivre sur la piste, avec Donavan Grondin, déjà sacré en scratch et à l’américaine. Côté féminines, Marie Le Net, Victoire Berteau et Clara Copponi voudront justifier leurs ambitions élevées en vue des JO 2024.

BMX : une pluie de prétendant(e)s

Un vrai rêve américain, voilà ce qui est attendu pour les équipes de France de BMX à Glasgow. Côté freestyle, Anthony Jeanjean, triple champion d’Europe et de France du freestyle park, médaillé de bronze en titre, sera très attendu lundi 7 août. Chez les femmes, c’est Laury Perez, double médaillée de bronze aux championnats d’Europe, qui portera les espoirs tricolores. En BMX freestyle flat, la championne du monde Aude Cassagne remet son titre en jeu, aux côtés de Louise Seigneur, vice-championne d’Europe en titre.

Mais le BMX, c’est aussi le Racing, cette course spectaculaire aux airs de boardercross en snowboard. Une discipline qui a souvent vu les Bleus briller, et l’équipe de France masculine à Glasgow est de nouveau très dense. Avec trois des quatre premiers au classement de la Coupe du monde, à savoir Romain Mahieu (1er), Joris Daudet (2e) et Sylvain André (4e), les Tricolores ont quasiment l’obligation de ramener une médaille 

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