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Les cyclistes tricolores du Tour vivent six ans de plus que les Français moyens

Ces surprenants résultats sont issus d'une étude de longévité portant sur les 786 cyclistes français engagés dans le Tour depuis 1947. 

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France Télévisions
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Christopher Froome, vainqueur de l'édition 2013 du Tour de France, sur les Champs-Elysées (Paris), le 21 juillet 2013.  (FRED DUFOUR / AFP)

La Grande Boucle conserve. Les cyclistes français du Tour de France vivent en effet six ans de plus, en moyenne, que le commun des mortels de l'Hexagone, selon des chercheurs français de l'Irmes (Institut de recherche médicale sur le sport). Cette étude porte sur les 786 cyclistes français engagés dans le Tour depuis sa reprise en 1947, après la fin de la seconde guerre mondiale.

Sur la période étudiée (1947-2012) "la mortalité (toutes causes) de ces sportifs de haut niveau est de 41% plus faible que celle des autres hommes vivant en France", selon le Pr Jean-François Toussaint de l'Irmes, qui a participé à cette étude. Les chercheurs se sont également penchés sur le dopage, et selon eux, celui-ci n'a pas d'incidence sur la mortalité, "même si, pour la période la plus récente, au début des années 1990, celle de l'entrée massive de l'EPO et de l'hormone de croissance, qui a débouché sur l'affaire Festina et les aveux de Lance Armstrong, il n'y a pas assez de recul sur le long terme".

Prédispositions génétiques

Pour expliquer cette longévité, les chercheurs évoquent des prédispositions génétiques, ainsi que les relations désormais bien établies entre performance physique et durée de vie. Nombre de cyclistes poursuivent également une pratique sportive longtemps après leur activité professionnelle, en conservant la même hygiène de vie que durant leur carrière. 

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