Mondiaux de cyclisme : "Julian Alaphilippe a gagné en étant ce qu'il est, un coureur extraordinairement généreux", souligne Christian Prudhomme

Le premier Français à conserver son titre de champion du monde de cyclisme sur route "a gagné à l'instinct", selon le directeur du Tour de France. 

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Radio France
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Julian Alaphilippe, champion du monde de cyclisme sur route, entouré du Néerlandais Dylan Van Baarle et du Danois Michael Valgren Hundahl, le 26 septembre 2021. (DAVID STOCKMAN / BELGA MAG)

Julian Alaphilippe a signé "une magnifique victoire" qui est "aussi la victoire de l'équipe de France", a affirmé ce dimanche sur franceinfo Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, après la victoire du Français, qui a conservé son titre de champion du Monde de cyclisme sur route. "On ne peut qu'être heureux", explique-t-il. "Il a gagné à l'instinct. Il a gagné en étant ce qu'il est, un coureur extraordinairement généreux, un coureur qui transmet des émotions."

franceinfo : Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

Christian Prudhomme : On va savourer cette deuxième victoire. C'est la première fois qu'un Français réussit à conserver son maillot arc-en-ciel. Il l'a fait à la manière d'Alaphilippe, en attaquant de loin, à de multiples reprises, en étant généreux, et en résistant jusqu'au bout ! C'est un coureur qui transmet des émotions, et on a tous vibré. C'est une magnifique victoire, et c'est aussi la victoire de l'équipe de France et du sélectionneur Thomas Voeckler.

Comment avez-vous vécu cette course ?

Je l'ai vécue de chez moi, pour pouvoir vraiment en profiter devant la télé. Je l'ai vécue avec de l'espoir et de la peur, parce qu'il attaqué de loin et que parfois ça ne lui réussit pas. On était un peu dans le registre de sa victoire à Épernay, sur le Tour de France, lorsqu'il a pris le maillot jaune pour la première fois de sa carrière, en 2019. Il a attaqué d'encore plus loin que lors de son titre mondial de l'année dernière à Imola. Le terrain lui était pourtant moins favorable. On a donc tremblé, on a espéré et il y a un énorme bonheur à l'arrivée.

Sera-t-il au départ du Paris-Roubaix la semaine prochaine ?

Non je ne pense pas, ce n'est pas son type de course. En revanche, on sera ravi de le revoir peut-être pour triompher de nouveau sur Liège-Bastogne-Liège ou pour porter pour la quatrième année consécutive le maillot jaune sur le Tour de France. Quand il se fixe des objectifs, il est là. C'est plus un homme des courses d'un jour qu'un homme des longues courses par étapes, mais il faut qu'il continue à être lui-même et qu'il coure à l'instinct. Tout à l'heure, son sélectionneur Thomas Voeckler expliquait lui avoir dit à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée de suivre les attaques. Il a fait exactement le contraire. Il a gagné à l'instinct. Il a gagné en étant ce qu'il est : un coureur extraordinairement généreux, un coureur qui transmet des émotions.

Estimez-vous comme David Lappartient que c'est une locomotive pour le cyclisme mondial ?

Bien sûr, parce qu'il est nature et qu'il est aimé. Il y a deux ans, après son Tour de France magnifique en 2019, il était à l'arrivée des cadets et des juniors sur le Paris-Tours. Il était allé les voir en catimini pour les saluer et les encourager. C'est quelqu'un qui sait d'où il vient, qui n'a pas oublié ses racines. Il faut surtout qu'il reste tel qu'il est. 

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