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Play-offs en NBA : "Ma mission sur terre n'est pas juste d'être bon au basket", confie Rudy Gobert

Fin de saison en NBA, performances, engagement personnel... franceinfo a rencontré le basketteur français des Utah Jazz.

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Radio France
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Rudy Gobert, le 12 mai 2021, à Salt Lake City. (GEORGE FREY / AFP)

Avant de débuter les play-offs en NBA avec son équipe des Utah Jazz, Rudy Gobert, le géant du basket français (2,16 m), s'est confié en exclusivité pour franceinfo. Il revient sur la saison exceptionnelle qu'il vit avec le Jazz, mais aussi sur son engagement envers les enfants, sa fondation et son partenariat avec Yop, qui met la main à la poche à chaque fois que Rudy Gobert réussit un contre.

franceinfo : Tous les fans de basket attendent les play-offs, vous aussi ?

Rudy Gobert : Les play-offs, clairement, c'est le moment qu'on attend quand la saison commence. On a tous hâte de faire une bonne saison, bien sûr, mais d'arriver aux play-offs et d'avoir la chance de pouvoir, je l'espère, gagner un titre.

Est-ce une nouvelle saison qui commence pour vous ?

Clairement, on revient à 0-0. Grâce à notre saison, on a l'avantage du terrain et on l'aura jusqu'à la fin des play-offs, ça va être la guerre ! C'est ce qui donne ce sentiment d'excitation. Tout joueur de basket, les fans, tous les gens qui suivent le basket, la NBA, adorent les play-offs parce que c'est là où tout compte.

Vous réalisez une saison incroyable avec Utah, c'est le meilleur bilan de toute la saison régulière en NBA...

C'est clairement notre meilleure saison, depuis que je suis en NBA, tout simplement. Première fois que l'on termine en tête de la saison régulière. C'est le travail qui paie. Quand je suis arrivé, lors de ma première saison, on a gagné 25 matchs sur 82... Là, aujourd'hui, à force de détermination, de travail, on est capable de faire une saison où l'on termine premier. C'est une belle récompense. Après, si tu es premier et que tu ne gagnes pas le titre derrière... on sera déçus !

Vous êtes engagé en faveur de la défense des enfants, avec la "Rudy's Kids Foundation". Quel est le sens de cet engagement ? Pourquoi l'aide à l'enfance en particulier ?

Les enfants, c'est le futur. Il y a beaucoup d'enfants dans le monde qui n'ont pas la chance d'avoir de modèle, qui n'ont pas la chance d'avoir à manger sur la table, ou qui n'ont pas la chance d'avoir des gens autour d'eux qui sont là pour les inspirer, pour les aider. J'ai décidé de créer ma fondation pour pouvoir avoir un impact sur les enfants. Les inspirer, bien sûr, mais surtout les aider. Moi j'ai été l'un de ces enfants. J'ai la chance d'avoir toujours eu à manger, la chance d'avoir une mère qui m'a très bien éduqué. Ce n'était pas non plus facile tous les jours. Je suis content d'être dans une position dans laquelle je peux aider, j'espère, des centaines de milliers, voire même de millions d'enfants dans le monde et leur montrer quand dans la vie, tu peux être ce que tu as envie d'être. Surtout, leur donner la chance d'avoir accès à l'éducation. Et déjà, d'avoir à manger sur la table.

Aujourd'hui, un joueur n'est plus seulement un joueur : s'engager dans des projets dans la communauté, comme vous le faites, fait-il désormais partie de la carrière d'un sportif professionnel et particulièrement d'un joueur de la NBA ?

Disons que pour moi, ma mission sur terre, ce n'est pas juste d'être bon au basket. Je pense que je dois avoir un impact, un rayonnement, bien au-delà de ça. Depuis tout petit, je voyais ma mère donner de l'argent aux SDF alors qu'elle était au RMI. Dans ce monde, il y a beaucoup de gens qui pourraient avoir un impact énorme, et qui n'en ont pas. C'est en moi. Quand je vois des gens, et encore plus des enfants, qui souffrent ou qui sont dans des situations où ils n'ont pas la chance d'avoir l'encadrement que moi j'ai eu, ou la chance d'avoir à manger ou qui sont malades, ou qui ne peuvent même pas rêver de devenir qui ils ont envie d'être, cela me fait mal au cœur. Donc j'espère pouvoir aider énormément de jeunes, énormément de vies. C'est le futur, les enfants. Ce sont les futures générations. C'est eux qui vont être dans ce monde quand nous on n'y sera plus.

Vous avez signé un partenariat avec les boissons Yop, cette saison, qui donne de l'argent aux enfants pour récompenser chacune de vos actions défensives...

Pour chacun de mes contres à domicile, cette saison, Yop a donné 500 dollars à ma fondation. Je crois que sur la saison, j'ai fini à 190 contres, sachant qu'il y a les contres à l'extérieur. En moyenne, c'est sûrement peut-être la moitié de cela, soit environ 95 contres. Donc, on multiplie cela par 500. Cela fait une belle somme (47 500 euros).

Les contres sont-ils votre signature en NBA ? Vous avez été élu deux fois "meilleur défenseur de l'année". J'imagine que vous espérez faire la passe de trois cette saison.

Ce serait une belle récompense. Pour moi, le but, c'est vraiment de continuer, bien sûr, à être le meilleur défenseur du monde. Mais aussi continuer de progresser, et surtout essayer d'aider mon équipe à gagner le titre. Les récompenses individuelles, c'est bien. Mais les récompenses collectives c'est encore mieux.

Le basketteur français Rudy Gobert se confie alors que les play-off NBA débutent.
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