NBA : les cinq choses à retenir de la saison régulière

La saison régulière 2020-2021 de NBA a vécu sa dernière nuit. Avant de se jeter dans les phases finales, place au bilan.

Article rédigé par
Elias Lemercier - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 6 min.
Nikola Jokic (en blanc) face à Rudy Gobert (en vert) le 7 mai dernier à Salt Lake City.  (ALEX GOODLETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

La saison régulière 2020/2021 NBA a pris fin dimanche 16 mai avec quinze rencontres où l'intégralité des équipes ont joué. Une longue épopée qui prend fin pour chaque franchise, avec des salles vides pendant une bonne partie de la saison et des absences liées aux Covid à n'en plus finir. L’heure de dresser le bilan sur une année NBA qu'il était difficile de pronostiquer.

Utah, le numéro 1 grâce à un Rudy Gobert encore ultra-dominant en défense  

Le Utah Jazz finit avec le meilleur bilan de la saison régulière (52 victoires, 20 défaites) pour la deuxième fois de son histoire. La franchise de Salt Lake City s’est appuyée sur une attaque (4e meilleure de la Ligue) presque aussi bonne que la défense (3e meilleure de la Ligue) pour écœurer leurs adversaires pendant toute la saison. Une prouesse possible en grande partie grâce au Français Rudy Gobert.

Le pivot de 28 ans a de nouveau réalisé une saison sensationnelle en défense et il sera le favori pour le trophée de défenseur de l’année, qu’il a déjà remporté à deux reprises (2018, 2019). De par sa taille et sa capacité à couvrir de larges espaces dans la raquette, le Français est l’arme de dissuasion ultime en NBA comme le prouve sa moyenne de contre cette année (2,7), la meilleure de la Ligue et sa meilleure en carrière.

Les Los Angeles Lakers de LeBron James au repêchage… face à Stephen Curry !

Petite nouveauté de cette année, la NBA a instauré un système de repêchage ("play in") pour les équipes placées entre les places 7 et 10 de chaque conférence. Si LeBron James, le MVP des finales en titre, avait déclaré que celui qui était venu avec cette idée devait "être viré", la star des Lakers devra bien y participer, et ce malgré tout le mal qu'il en pense.

Et pour cause, les Angelinos n’ont pas réalisé une saison régulière digne de leur statut de champion en titre. La faute à un trop grand nombre de blessures de la part de leurs stars. Anthony Davis (mollet) et LeBron James (cheville) ont manqué un total de 63 matchs, beaucoup trop pour pouvoir espérer s’accrocher aux hauteurs d’une conférence Ouest encore et toujours ultra-compétitive.

Et comme un signe, les Lakers devront battre les Warriors de Stephen Curry pour atteindre les play-offs. Un duel James-Curry qui nous rappelle les quatre finales de suite où les deux stars s’étaient affrontées entre 2015 et 2018, lorsque James évoluait à Cleveland. Rendez-vous donc dans la nuit de mercredi 19 mai à jeudi 20 mai (4 heures) au Staples Center. Le vainqueur finira septième et affrontera Phoenix au premier tour des play-offs. Le perdant jouera sa tête dans un duel face au vainqueur de Memphis-San Antonio (mercredi 19 mai à 1h30), avec à la clé un premier tour face à Utah.

Les "étrangers" encore en pôle pour remporter le titre de meilleur joueur de la saison

C’est bien connu maintenant, la NBA s’est grandement internationalisée et les non-Américains n’ont maintenant pratiquement plus rien à envier aux natifs du pays de l’Oncle Sam. Giannis Antetokounmpo, l'ailier grec des Bucks, a remporté les deux derniers titres de MVP (récompensant le meilleur joueur de la saison) et il pourrait bien être détrôné par un autre Européen.

Le pivot de Denver Nikola Jokic, qui réalise une saison dantesque (26,4 points, 10,8 rebonds et 8,3 passes décisives de moyenne), est le favori dans la course au MVP. Le Serbe a emmené son équipe des Nuggets à une troisième place à l’Ouest et ce même sans son lieutenant Jamal Murray, blessé au genou depuis début avril et absent pour le reste de la saison.

Pas loin derrière Jokic on retrouve un autre joueur "étranger" : le pivot camerounais Joel Embiid qui a dominé les raquettes de la Ligue toute la saison (28,5 points, 10,6 rebonds et 2,8 passes décisives de moyenne). Seul bémol, il a manqué 21 rencontres à cause d’une blessure au genou gauche. Une absence qui risque de lui coûter le trophée. 

Le renouveau des Knicks et des Suns

Sept ans sans phase finale, sept ans sans un bilan final positif, les New York Knicks reviennent de loin, de très loin. Et même en début de saison, peu de gens auraient parié sur les Knicks. Pourtant après 72 matchs, les new-yorkais ont remporté 41 victoires pour 31 défaites et terminent donc à une quatrième place à l’Est synonyme d’avantage du terrain au premier tour.

Derrière une défense d’acier (4e meilleure de la Ligue) instauré par le coach Tom Thibodeau, arrivé l’été dernier, les Knicks ont pris tout le monde à revers. Un renouveau aussi possible grâce à l’excellente saison de Julius Randle (24,1 points, 10,2 rebonds et 6 passes décisives de moyenne). L’ailier, passé par les Lakers notamment, a franchi un réel cap et il espère pouvoir emmener son équipe encore plus loin. Cela passera par une victoire au premier tour face aux Atlanta Hawks, une autre belle satisfaction de la saison.

Après les Knicks, les Phoenix Suns sont l’autre grosse surprise de cette saison régulière. Dixième de l’Ouest l’année dernière (34 victoires, 39 défaites), les Suns ont changé de dimension, grâce à Chris Paul notamment recruté lors de la dernière intersaison, pour finir à la deuxième place de l’Ouest (51 victoires, 21 défaites) ! Ils retrouvent ainsi les phases finales pour la première fois depuis… 2010. Et comme le hasard fait bien les choses, ils pourraient retrouver les Lakers au premier tour, leur bourreau lors de leur dernière participation en play-offs, en cas de victoire de LeBron James et sa clique face aux Warriors. 

Evan Fournier attendu au repêchage, Nicolas Batum en play-offs

Attendus comme une tête d’affiche de l’Est, les Boston Celtics ont réalisé une campagne très décevante, ponctuée par la blessure à la main de leur jeune star Jaylen Brown, qui ne rejouera plus cette saison. Plombé par les cas de Covid et un effectif hétérogène, Boston n’a jamais trouvé son rythme et ils devront passer par le repêchage pour décrocher une place en play-offs. Ce sera face aux Washington Wizards de Russell Westbrook dans la nuit de mardi à mercredi. Sans Jaylen Brown, le Français Evan Fournier, recruté en mars et qui revient tout juste d’une absence liée au Covid, sera attendu dans ce match couperet. 

Deux autres Français sont certains de participer aux phases éliminatoires. Devenu l’ombre de lui-même l’année dernière à Charlotte, Nicolas Batum s’est réinventé du côté des Los Angeles Clippers. Dans un rôle d’homme à tout faire, le champion d’Europe en 2013 retrouve les play-offs qu’il n'a plus connus depuis 2016 avec en ligne de mire les Finales NBA, qu’il n’a toujours pas atteintes dans sa carrière.

Enfin, l'arrière Timothé Luwawu-Cabarrot participera aux phases finales avec les Brooklyn Nets, même s'il risque de ne pas fouler le terrain très souvent. L'ancien pensionnaire d’Antibes sort d’une bonne saison (6,4 points de moyenne en 18 minutes de temps de jeu par match) même si ses pourcentages aux tirs risquent de lui coûter sa place dans la rotation en play-offs (36,5% au tir, 31,4% à trois points). Surtout quand on connaît la profondeur de ces Nets à son poste (Kevin Durant, James Harden, Kyrie Irving, Bruce Brown, Joe Harris, Landry Shamet, etc...).

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