"Le Français n’a plus besoin de suivre des Français pour aimer la NBA" : l'engouement pour le basket américain passe par les réseaux sociaux

Après le boom des années 2000 sous l'impulsion de Michael Jordan, la NBA a su se relancer en France notamment grâce aux réseaux sociaux.

Kawhi Leonard (Toronto Raptors) et James Ennis III (Philadelphia 76ers) lors du match 7 des play-offs le 12 mai 2019.
Kawhi Leonard (Toronto Raptors) et James Ennis III (Philadelphia 76ers) lors du match 7 des play-offs le 12 mai 2019. (STEVE RUSSELL / TORONTO STAR)

Jetez un œil sur les réseaux sociaux : vous y verrez forcément les temps forts de la rencontre de la nuit. La force de la NBA, aujourd'hui, est d'être le sport numéro un sur le numérique, explique Philippe Auclert, rédacteur en chef du site Basket USA.  

"La NBA a tout compris, avance le journaliste. Autant pour partager une image de Ligue 1, c’est impossible, tout est verrouillé, autant la NBA partage le maximum de contenus que ce soit sur YouTube, Twitter, Facebook... Même quand il y a des sites 'illégaux', la NBA considère ça comme du marketing. C’est pour ça que cela tombe de partout." 

Un sport spectaculaire 

Depuis deux jours, une courte vidéo des dernières secondes du dernier match de Toronto et Portland tourne en boucle sur les résaux sociaux. On y voit le ballon rebondir à quatre reprises sur l'arceau du panier avant de rentrer et d'envoyer Toronto en finale de leur série à l'ultime seconde. 

L'extrait a déjà été vu plus de deux millions de fois sur Twitter. Ce genre de séquence spectaculaire sert de produit d'appel pour séduire bien au-delà du sport. "Même si Tony Parker prend sa retraite, la NBA continuera de cartonner, abonde  Philippe Auclertparce qu’il y a des vraies superstars, qui vendent des chaussures, qui sont dans des clips, qui sont dans des films. Le Français n’a plus besoin de suivre des Français pour aimer la NBA."

Une passion qui se concrétisera en janvier prochain avec la tenue pour la première fois de l'histoire d'un match de championnat NBA à Paris : à l'AccorHotels Arena de Bercy, entre les Charlotte Hornets, le club de Tony Parker mais surtout Michael Jordan, et les Milwaukee Bucks.