Basket : avec Monaco et l'Asvel, l'Euroligue c'est mieux à deux

Monaco et Villeurbanne partent à l'assaut de l'Euroligue de basket-ball jeudi et vendredi avec deux fois plus de chances d'y faire briller l'élite hexagonale et de chatouiller "les gros".

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France Télévisions
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Victor Wembanyama va faire ses premiers pas en Euroligue avec l'Asvel à seulement 17 ans. (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

Un "rookie" bien outillé et un champion de France désormais abonné. Deux clubs français dans le deuxième meilleur championnat au monde après la NBA ? Ce n'était plus arrivé depuis six ans. Monaco et l'Asvel succèdent jeudi 30 octobre à Limoges et Strasbourg, éliminés dès la phase de poules en 2015 et qui n'y avaient alors pas laissé un souvenir impérissable.

La présence de la "Roca Team", titrée la saison passée en Eurocoupe (C2), conjuguée à celle de l'Asvel, double championne de France en titre, promet un dénouement bien moins terne. Les deux formations, très actives sur le marché des transferts, offrent des raisons d'espérer, à tel point que la qualification de l'une des deux pour les quarts de finale ne paraît pas impensable. Même si plus aucune équipe française n'y est parvenue en C1 depuis... l'Asvel en 2001, à l'époque de ladite Suproligue.

Des moyens et des ambitions

Monaco, qui effectuera son baptême dans la compétition jeudi (19 heures) en recevant le Panathinaïkos, veut s'y installer durablement. Le club de la Principauté s'en est donné les moyens avec un budget doublé, porté à 14 millions d'euros, un recrutement soigné de douze joueurs, dont l'ancien meneur de jeu passé par la NBA Mike James – meilleur marqueur de l'Euroligue 2019  – ainsi qu'une salle rénovée et agrandie (4 000 places) en deux temps trois mouvements.

L'équipe monégasque est habituée à aller vite depuis qu'elle a été reprise en main par l'homme d'affaires ukrainien Sergey Dyadechko en 2013. Alors en troisième division, elle a gravi les échelons à grands pas pour s'inviter dans l'élite française deux ans plus tard. Si elle n'a pas encore mis la main sur le titre de champion de France, après deux échecs en finale en 2018 et 2019, la "Roca Team" s'est offert l'Eurocoupe, petite soeur de l'Euroligue, fin avril, une première pour un club français depuis 1988.

De son côté, l'Asvel, présidée par Tony Parker, est devenu le point d'ancrage français en C1 depuis son retour il y a deux ans, obtenant le statut de membre permanent en juin dernier. Quinzième au classement en 2019-20, au moment de l'interruption causée par la pandémie de coronavirus, l'équipe rhodanienne a progressé d'un rang la saison passée. Encore loin des places pour les play-offs, mais les renforts de l'intersaison lui donnent une allure encore plus séduisante.

Kaunas et Panathinaikos au programme

Avec le Franco-sénégalais Youssoupha Fall (2,21 m) et la pépite Victor Wembanyama (2,19 m), annoncé comme un potentiel choix n°1 de Draft en NBA pour 2023, l'Asvel dispose de deux tours de contrôle dans la raquette. Et l'arrivée récente de l'intérieur américain James Gist (34 ans et 269 matchs d'Euroligue) ajoute une dose d'expérience avant de défier le Zalgiris Kaunas vendredi (20 heures) à l'Astroballe.

Dans le camp du monument lituanien figure le globe-trotter français Joffrey Lauvergne, qui a navigué en Europe et en NBA. Au total, vingt-six Français seront sur la grille de départ jeudi et vendredi, dont une petite colonie au Real Madrid (Causeur, Heurtel, Yabusele et Poirier), l'une des grosses cylindrées. Nando de Colo, après la conquête de la médaille d'argent olympique avec les Bleus à Tokyo, vise une nouvelle fois le Graal européen avec le Fenerbahçe, lui qui l'a déjà décroché à deux reprises mais avec un autre cador, le CSKA Moscou (2016, 2019). Rodrigue Beaubois et Adrien Moerman aideront eux l'Efes Istanbul, sacré pour la première fois la saison passée aux dépens du FC Barcelone en finale, à tenter de conserver son titre.

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