Airbus et Renault se rapprochent pour accélérer le développement de batteries nouvelle génération

Alors que le secteur aérien représentait en 2019 plus du 6% du total des émissions de CO2 françaises, Airbus et Renault s'allient pour développer ensemble des batteries nouvelle génération. Une alliance gagnant-gagnant, pour servir des objectifs différents.

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Radio France
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Un employé d'Airbus sur le site de production de l'avionneur, à Bouguenais, dans l'ouest de la France, en mars 2017.  (LOIC VENANCE / AFP)

Une alliance pour faire émerger la future génération de batteries ? C’est le chemin que semblent prendre Airbus et Renault : le constructeur automobile a bien construit une usine à Douai, dans le nord de la France, pour continuer à produire la génération actuelle de batteries électriques mais il s’agit de penser à celles de demain, avec des batteries sans liquide à l’intérieur. Aussi, pour faire de la recherche, Renault a jugé utile de se rapprocher d'Airbus, son confrère avionneur européen. 

"Toute l'industrie automobile cherche le Graal qui est de pouvoir embarquer autant d'énergie que possible à l'intérieur des véhicules pour pouvoir garantir une autonomie suffisante à nos utilisateurs, explique Jean-François Salessi, responsable des technologies avancées chez Renault. Au-delà de 500 à 600 kilomètres, retrouver ce qu'offre aujourd'hui un véhicule essence. Le savoir-faire qui a été développé depuis de très nombreuses années dans l'industrie aéronautique peut nous inspirer et il nous semble pertinent de progresser ensemble, tout simplement."

Une alliance gagnant-gagnant

Chacun trouve son compte dans cette alliance car, à l'heure où le secteur aérien représentait en 2019 plus du 6% du total des émissions de CO2 françaises, pour Airbus, le but est différent. "Nous ne sommes plus sur des sujets où l'on veut électrifier la propulsion, explique Karim Mokaddem, responsable de l’électrification. Même avec les technologies qui seront sur le marché à horizon 2035, ce n'est pas quelque chose que nous saurons faire."

"Electrifier complètement un avion comme l'A320 suppose d'y embarquer 200 tonnes de batteries cinq fois plus performantes qu'aujourd'hui : c'est un rêve qui n'arrivera jamais."

Karim Mokaddem

à franceinfo

"En revanche, poursuit Karim Mokaddem, nous pouvons électrifier petit à petit certaines fonctions de l'avion, comme le taxi, ou faire un petit boost au moment du décollage, la clim, le dégivrage, toutes ces fonctions qui, aujourd'hui, utilisent le moteur." Sans développer les mêmes produits, les deux groupes ont donc des besoins technologiques communs sur la puissance et les performances des batteries, ainsi qu'un objectif : la neutralité carbone en 2050. 

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