F1-GP des Pays-Bas : une semaine après le pétard mouillé de Spa, Max Verstappen et son "Orange Army" veulent mettre le feu à Zandvoort

Le pilote néerlandais, à la lutte pour le titre mondial avec Lewis Hamilton, évolue à domicile ce week-end, devant une foule totalement acquise à sa cause et sur un circuit atypique, que la Formule 1 n'avait plus emprunté depuis 1985. 

Article rédigé par
Elias Lemercier - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Le pilote néerlandais Max Verstappen (Red Bull) lors des premiers essais libres du Grand Prix des Pays-Bas, sur le circuit de Zandvoort. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Mieux qu'un épisode de "Stars à domicile". Les spectateurs présents du vendredi 3 au dimanche 5 septembre pour le Grand Prix des Pays-Bas vont vibrer au rythme des coups de volant d'un homme : Max Verstappen, l'idole locale. Trente-six ans après la dernière visite du plateau de la Formule 1, en 1985, le circuit de Zandvoort effectue son grand retour au calendrier. De quoi ravir la "Orange Army", ces milliers de fans du pilote Red Bull qui garnissent les tribunes de la plupart des circuits européens, notamment ceux du nord et de l'est du continent.

Max Verstappen, qui découvre les joies d'une course dans son pays, débarque sur ses terres avec le statut de "pilote à battre", même si c'est bien son rival au championnat, Lewis Hamilton, qui occupe actuellement la tête du classement des pilotes. Le Néerlandais ne pointe qu'à trois longueurs du septuple champion du monde et il semble plus que jamais capable de briser cette saison l'hégémonie du Britannique et de Mercedes.

Mais pour reprendre les commandes dès dimanche après-midi, il faudra dompter le tracé de Zandvoort, à la fois excitant et piégeux. Construit entre les dunes de sable, très étroit, il présente un décor "à l'ancienne" avec de l'herbe, du gravier et surtout deux virages en banking (ces virages relevés très présents dans les courses sur ovale aux Etats-Unis mais très rares sur les circuits de F1).

Faire oublier la parodie de Spa

Autant dire que les dépassements seront rares dimanche sur ces routes serrées et la pole position sera donc primordiale samedi après-midi lors des qualifications pour faire un grand pas vers les 25 points de la victoire. "Ça sera peut-être un peu difficile de doubler", a d'ailleurs reconnu Max Verstappen jeudi en conférence de presse. "Mais en qualifications, je pense que cela peut compter : les tours seront très rapides, donc la moindre erreur peut être extrêmement coûteuse." Le pilote Red Bull juge également que son duel annoncé avec Lewis Hamilton pourrait être perturbé par des troubles-fête : "Le tracé est nouveau pour tout le monde, donc le niveau de performance de chacun est un peu un point d'interrogation et il y aura peut-être des surprises, on ne sait jamais."

De quoi offrir un beau spectacle aux fans du monde entier, histoire de faire oublier le triste Grand Prix de Belgique de dimanche dernier. Une parodie de course sous le déluge de Spa-Francorchamps, lors de laquelle Max Verstappen a été déclaré vainqueur après seulement deux tours derrière la voiture de sécurité mais surtout plus de trois heures d'une interminable (et invraisemblable) attente, notamment pour les nombreux fans du pilote néerlandais, venus soutenir leur champion en voisins.

Prévu au calendrier en 2020, le Grand Prix des Pays-Bas aurait pu se tenir dès l'an passé, mais à huis clos en raison de la crise sanitaire liée au Covid-19. Hors de question pour les organisateurs, qui entendaient capitaliser sur la popularité inédite de la catégorie reine du sport auto dans leur pays, grâce aux performances de leur prodige, plus jeune vainqueur de l'histoire en Formule 1 en 2016, à 18 ans. Le rendez-vous a donc été décalé d'un an et a un peu perdu en ampleur en raison de la jauge imposée : il n'y aura "que" 70 000 spectateurs présents chaque jour, soit 67% de la capacité d'accueil du circuit (105 000 personnes).

Hamilton, briseur de rêve ?

Point positif de ce report : l'enjeu sportif est plus important que jamais car, pour la première fois de sa carrière, Max Verstappen est en course pour le titre mondial. Et il aura donc l'avantage de bénéficier du soutien inconditionnel de son public. Lewis Hamilton s'attend d'ailleurs à être hué ce week-end. "On le voit au foot, c'est comme ça que les fans expriment leur passion et leurs antagonismes. Je le respecte et j'essaye de le transformer en énergie positive au volant", a affirmé jeudi celui qui vise une historique huitième couronne.

Le Néerlandais est conscient de la force qu'il peut tirer et il ne "voit pas un club de foot prendre le micro pour demander à ses supporters de ne pas huer leur adversaire" et ne le fera pas non plus. De quoi entretenir les quelques frictions apparues ces derniers mois entre Red Bull et Mercedes, et une rivalité qui n'a jamais été aussi exacerbée et passionnante.

Reprendre le contrôle du championnat du monde dans son nouveau jardin ? Ce serait évidemment le schéma rêvé pour Max Verstappen. Mais Lewis Hamilton, lui, imagine un autre scénario : battre son rival numéro un en terre hostile et accentuer un peu plus son avance au classement.

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