VIDEO. Devant les juges, Oscar Pistorius éclate en sanglots

L'audience où comparaît l'athlète, qui est apparu "épuisé", a été renvoyée à mardi en raison de son état de fatigue.

L\'athlète Oscar Pistorius fond en larmes lors de son procès pour le meurtre de sa compagne, le 7 avril 2014 à Pretoria (Afrique du Sud).
L'athlète Oscar Pistorius fond en larmes lors de son procès pour le meurtre de sa compagne, le 7 avril 2014 à Pretoria (Afrique du Sud). (THEMBA HADEBE / AFP)

Il s'exprimait pour la première fois en public depuis le drame. Le champion paralympique sud-africain Oscar Pistorius, en pleurs, a présenté ses excuses, lundi 7 avril, pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, qu'il a abattue de quatre balles en février 2013. Le procès, qui se tient à Pretoria (Afrique du Sud), a été interrompu et ajourné à mardi, à la demande de sa défense, qui a fait valoir qu'il était "vraiment épuisé".

Quelques minutes auparavant, Pistorius avait expliqué au tribunal de Pretoria qu'il était actuellement sous médicaments, qu'il avait perdu du poids et qu'il souffrait de "terribles cauchemars". "Je me réveille la nuit avec l'odeur du sang", a-t-il témoigné, la gorge serrée.

REUTERS

"Je veux saisir cette occasion pour présenter mes excuses à M. et Mme Steenkamp. (...) J'ai essayé de coucher mes mots sur le papier pour vous écrire, mais les mots ne suffiront jamais", a-t-il déclaré. June Steenkamp, la mère de Reeva, est restée de marbre. Pistorius, qui a toujours soutenu qu'il croyait tirer sur un cambrioleur lorsqu'il a abattu son amie, a poursuivi : "J'essayais seulement de protéger Reeva, je veux que les gens sachent qu'elle était aimée quand elle est allée se coucher ce soir-là."

"Ma mère avait une arme sous son oreiller"

Interrogé sur sa famille, son enfance et sa carrière sportive par son avocat Barry Roux, Oscar Pistorius s'est ensuite repris. "Ma mère se faisait beaucoup de soucis pour la sécurité. Nous avons grandi dans une famille où mon père n'était pas souvent là, et elle avait souvent peur la nuit, il lui arrivait d'appeler la police", a-t-il témoigné à la barre.

"Elle conservait une arme à feu dans une housse rembourrée sous son oreiller", a ajouté le jeune homme, né en 1986, quelques années avant le pic de criminalité que l'Afrique du Sud a connu dans les années 1990. A cette époque, a-t-il poursuivi, la famille Pistorius ne vivait pas "dans les meilleurs quartiers" tels que celui où l'athlète vivait ces dernières années à Pretoria, où s'est produit le meurtre.