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Afrique du Sud : Pistorius reconnu coupable de "meurtre" avec préméditation par la cour d'appel

En première instance, l'athlète paralympique avait été condamné à cinq ans de prison pour "homicide involontaire" après avoir tué sa compagne, Reeva Steenkamp, en 2013.

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France Télévisions
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Oscar Pistorius est escorté par des policiers en sortant du tribunal de Pretoria (Afrique du Sud), le 17 octobre 2014. (THEMBA HADEBE / AP / SIPA)

La Cour suprême d'appel sud-africaine a reconnu, jeudi 3 décembre, l'athlète paralympique Oscar Pistorius coupable du meurtre de sa compagne, ouvrant la voie à une peine de prison d'au moins quinze ans. L'accusé est "coupable de meurtre, ayant eu des intentions criminelles" au moment des coups de feu, a déclaré le juge, précisant que l'affaire était "renvoyée à la juridiction de première instance pour revoir la sentence". Une décision qui n'implique pas un nouveau procès, mais simplement une nouvelle délibération pour modifier la peine de prison.

En première instance, Oscar Pistorius avait été condamné à cinq ans de prison pour "homicide involontaire", pour avoir tué sa petite amie Reeva Steenkamp de quatre coups de feu tirés à travers la porte des toilettes de sa maison de Pretoria, dans la nuit de la Saint-Valentin 2013. Il était sorti de prison au bout d'un an, et placé aux arrêts domiciliaires dans la somptueuse propriété de son oncle. Il était soumis à des travaux d'intérêt général.

La version de Pistorius n'est pas remise en cause

La Cour d'appel n'a pas remis en cause la version de l'accusé, affirmant qu'il croyait qu'un cambrioleur s'était introduit dans la maison, et qu'il ignorait que son amie ne se trouvait plus dans le lit au moment où il a fait feu. Mais elle a retenu le fait qu'Oscar Pistorius, en tirant quatre balles de gros calibre à hauteur d'homme dans la porte d'un étroit cabinet de toilette, ne pouvait pas ignorer qu'il risquait de tuer quelqu'un, qui que soit la victime.

L'accusé "ne savait absolument pas si cette personne constituait une menace", a en outre noté le juge : "Au moment où les coups mortels ont été tirés, la possibilité de la mort de la personne derrière la porte était un résultat probableIl est inconcevable qu'une personne raisonnable ait pu penser être autorisée à tirer avec une arme de gros calibre. Il aurait dû prévoir que la personne derrière la porte pouvait être blessée. Sur cette base, il n'aurait pas dû être condamné pour homicide involontaire, mais pour meurtre."

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