Cet article date de plus de neuf ans.

La déposition d'Oscar Pistorius devant le tribunal

Barry Roux, l'avocat d'Oscar Pistorius, a lu devant le tribunal de Pretoria une déposition sous serment de son client. En voici les principaux points.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Franceinfo (Franceinfo)

"Vers environ 22h, le 13 février, nous étions dans notre chambre. Elle faisait des exercices de yoga et je regardais la télévision au lit. Mes prothèses jambières étaient ôtées. Nous étions très amoureux et je ne pouvais pas être plus heureux. Je sais qu'elle ressentait la même chose. Elle m'avait donné un cadeau pour la Saint-Valentin mais demandé de ne l'ouvrir que le lendemain."   

"Après que Reeva eut fini ses exercices de yoga, elle s'est mise au lit et nous nous sommes tous deux endormis."   

"Je suis extrêmement sensible à la violence criminelle (...) J'ai reçu des menaces de mort auparavant. J'ai aussi été victime de violence, dont des cambrioleurs par le passé. Pour cette raison, je garde mon pistolet, un 9 mm Parabellum, sous mon lit lorsque je me couche la nuit".   

"Aux premières heures du matin du 14 février 2013, je me suis réveillé, j'ai été sur le balcon pour rapporter le ventilateur et j'ai fermé les baies coulissantes, les volets et les rideaux. J'ai entendu un bruit dans les toilettes et j'ai réalisé que quelqu'un était dedans."   

"J'ai senti la peur m'envahir brusquement. Il n'y a pas de barreaux anti-cambrioleurs à la fenêtre de la salle de bains et je savais que les entrepreneurs qui travaillaient sur ma maison avaient laissé les échelles dehors. Même si je n'avais pas mes prothèses jambières, je peux me déplacer avec mes moignons."   

"J'ai cru que quelqu'un était entré dans ma maison. J'avais trop peur pour allumer la lumière. J'ai pris mon pistolet 9 mm sous mon lit. En allant aux toilettes, j'ai crié pour lui ou leur demander de sortir de ma maison, et pour que Reeva téléphone à la police. Il faisait nuit noire dans la chambre et j'ai pensé que Reeva était dans le lit."   

"J'ai noté que la fenêtre de la salle de bains était ouverte. (...) J'ai entendu un mouvement à l'intérieur des toilettes. Les toilettes sont dans la salle de bains et ont une porte séparée."   

"(...) Comme je n'avais pas mes prothèses et que je me sentais extrêmement vulnérable, j'ai pensé que je devais nous protéger Reeva et moi (...)".   

"J'ai tiré plusieurs fois sur la porte des toilettes et crié à Reeva de téléphoner à la police. Elle n'a pas répondu (...). Tout était vraiment noir dans la chambre à coucher et j'étais déjà trop effrayé pour allumer la lumière.(...)"   

"Lorsque j'ai atteint le lit, j'ai réalisé que Reeva n'y était pas. C'est à ce moment que je me suis rendu compte que cela pouvait être Reeva qui était dans les toilettes(...) J'ai essayé d'ouvrir la porte des toilettes mais elle était fermée. Je me suis précipité de nouveau dans la chambre et j'ai ouvert la baie coulissante pour sortir sur le balcon, et appelé à l'aide."   

"J'ai mis mes prothèses jambières, j'ai couru pour revenir dans la salle de bains et j'ai essayé de taper sur la porte des toilettes pour l'ouvrir. Je pense que là, j'ai dû allumer les lumières. Je suis revenu dans la chambre et j'ai pris ma batte de cricket pour défoncer la porte des toilettes (...) Reeva était sans connaissance mais toujours en vie."   

"Je l'ai transportée en descendant l'escalier pour l'emmener à l'hôpital. (...) En bas, j'ai essayé de réanimer Reeva comme je pouvais mais elle est morte dans mes bras."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Athlétisme

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.